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Bulletin Quotidien Europe N° 11291
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Combustible nucléaire, M. Sefcovic calme le jeu à l'égard de Moscou

Bruxelles, 09/04/2015 (Agence Europe) - L'UE doit diversifier ses fournitures en combustible nucléaire lorsqu'elle conclut de nouveaux contrats d'approvisionnement, mais elle ne doit pas exclure les livraisons en provenance de Russie, a insisté le commissaire en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic, dans un entretien au journal tchèque Lidove Noviny, mercredi 8 avril.

Le projet d'Union de l'énergie, piloté par M. Sefcovic, vise à encourager la diversification des routes et sources d'approvisionnement énergétique de l'UE et à réduire sa dépendance d'un fournisseur unique.

« L'exigence (de diversification) s'appliquera principalement aux nouveaux contrats », explique M. Sefcovic au Lidove Noviny, dans des propos relayés par Reuters. M. Sefcovic explique que l'objectif est de fixer, avant le lancement d'un projet, « des conditions qui permettent techniquement et technologiquement l'importation de combustible nucléaire provenant de différentes sources ». Le prix et la qualité du combustible seraient décisifs et les fournitures en provenance de Russie ne seraient pas exclues, précise-t-il.

La Commission discute actuellement avec la Hongrie sur son projet d'extension de la centrale nucléaire de Paks, dont la Russie doit financer 80% du coût du chantier par le biais d'un prêt allant jusqu'à 10 milliards d'euros. L'exécutif européen a précisé, à la mi-mars, ne pas bloquer ce projet, mais il soulève des objections: l'agence européenne d'approvisionnement Euratom refuse en effet de donner son aval à cet accord au motif que le combustible nucléaire employé proviendrait d'une source unique, la Russie.

La Hongrie et la Russie ont signé en janvier 2014 un accord pour l'agrandissement de la centrale de Paks, qui fournit déjà 40% de l'électricité consommée en Hongrie. Le projet d'extension de Paks, d'un coût de 12,5 milliards d'euros, porte sur la construction, à partir de 2018, de deux réacteurs de 1 200 mégawatts, dont le premier doit entrer en service en 2023. (Emmanuel Hagry)

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