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Bulletin Quotidien Europe N° 11290
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Les Rom toujours aussi marginalisés, selon plusieurs ONG

Bruxelles, 08/04/2015 (Agence Europe) - Plusieurs associations ont critiqué, mercredi 8 avril, à l'occasion de la Journée internationale des Rom, la faiblesse de l'action européenne en leur faveur et, plus précisément, pour l'ONG Amnesty International, l'échec d'un projet européen de réinstallation de Rom en Serbie, dont les millions d'euros n'ont pas donné à ce jour les résultats escomptés, en l'occurrence en matière de construction de logements.

Pour l'association Eurodiacona, qui fédère des organisations diaconales en Europe luttant contre la pauvreté et l'exclusion, les Rom restent parmi les plus vulnérables et les plus marginalisés dans l'UE en dépit de « développements positifs », comme l'élaboration de plans nationaux d'intégration dans les Vingt-huit, explique l'organisation dans un communiqué. « Les Rom continuent d'être expulsés des pays d'accueil de l'ouest ou du nord vers leurs pays d'origine indépendamment de leurs droits européens, car la grande majorité d'entre eux sont des citoyens européens », affirme l'association.

Les causes de leur émigration vers l'UE ne sont pas non plus prises en compte. Eurodiacona souhaite aussi, au-delà de l'insertion des Rom dans les services sociaux, l'emploi ou l'éducation, que cette communauté soit davantage associée aux « processus de prise de décision » et ne soit plus traitée comme « récepteur passif des services qui la concernent » sans avoir au préalable impliqué ses représentants.

Dans un communiqué, l'ONG Amnesty International s'attarde elle sur un projet autour de Belgrade que la Commission européenne finance en partie et qui n'a à ce jour pas rempli ses objectifs en raison d'une « combinaison toxique entre bureaucratie européenne, incompétence bureaucratique, inertie et discrimination » qui a entraîné l'échec d'un projet de plusieurs millions d'euros de la Commission européenne, souligne l'ONG. Le projet porte sur la réinstallation de familles expulsées de Belgrade et la construction d'habitations aux normes. Mais « la majorité de ces familles vit encore dans des conteneurs métalliques », a constaté Amnesty International, « malgré les engagements de la Ville de Belgrade et un financement de 3,6 millions d'euros de la part de la Commission » alloué en avril 2012. (Solenn Paulic)

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