Bruxelles, 06/01/2015 (Agence Europe) - Au sein du groupe ACP dont les 79 pays membres représentent près d'un milliard de personnes, la réflexion progresse sur le devenir du groupe, désireux de se repositionner sur la scène internationale comme un acteur mondial plus efficace et plus visible - une question jugée cruciale à l'heure des discussions sur le programme mondial de développement post-2015 et de la réflexion sur un nouveau cadre de partenariat entre les pays ACP et l'UE. De l'avis de Patrick Gomes, nouveau secrétaire général désigné du groupe ACP, qui prendra ses fonctions le 1er mars prochain, l'après-2015 offre au Groupe « une large fenêtre d'opportunités » pour stimuler la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire en mettant à profit l'expertise acquise par le groupe en matière de financement du développement et de programmation de l'aide. Et c'est là la valeur ajoutée que le groupe peut apporter aux efforts pour réduire la pauvreté et promouvoir le développement économique durable dans les pays ACP.
« Avec sa dimension tricontinentale, le potentiel du groupe ACP, en tant que plate-forme organisée, pour la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire, a été reconnu. La coopération Sud/Sud concerne l'échange de ressources, de connaissance, de technologie et d'expérience entre pays en développement, avec pour but de lutter contre la pauvreté et de promouvoir le développement durable. Dans la coopération triangulaire, une tierce partie - généralement un pays en développement - se joint au partenariat par le partage de ses propres ressources et de son expertise », déclarait-il le 15 décembre dernier, résumant ainsi les grandes lignes de la réflexion en cours.
Lors de sa centième session à Bruxelles, le Conseil des ministres ACP a pris note du rapport final du groupe de travail des ambassadeurs ACP sur les perspectives d'avenir du groupe ACP et du rapport intérimaire du groupe d'éminentes personnalités (GEP) présidé par Olusegun Obasanjo, l'ancien président du Nigeria (EUROPE 11216 et 11213). Les deux documents ont souligné le caractère tricontinental unique de cette organisation et l'expertise précieuse que celle-ci a acquise au fil des décennies de cogestion des ressources du Fonds européen de développement (FED). Le renforcement de la coopération intra-ACP ainsi que de la coopération Sud-Sud et triangulaire a été considéré comme un chantier important. L'accent a été également mis sur la nécessité pour le groupe de: - réformer son architecture institutionnelle en vue d'une performance et d'une gouvernance optimales ; - faire en sorte que les contributions financières de ses États membres soient recouvrées et envisager des sources de revenus additionnels; - adopter une approche inclusive pour le dialogue avec les organisations régionales, la société civile et le secteur privé; - renforcer la communication stratégique. Le rapport du groupe de travail sera intégré dans le document final du GEP, qui sera soumis au prochain Sommet des chefs d'État et de gouvernement ACP dont le lieu et la date restent à fixer. (AN)