Bruxelles, 06/01/2015 (Agence Europe) - L'Union de l'énergie, l'achèvement du marché intérieur et le cadre 'énergie/climat' à l'horizon 2030 sont au centre de l'agenda énergétique de la Présidence lettone qui, depuis jeudi 1er janvier, est aux commandes du Conseil de l'UE pour le premier semestre 2015.
Afin de définir les grandes lignes de ce projet au premier trimestre, la Présidence lettone veillera au lancement, début février, des discussions sur le concept d'Union de l'énergie, sur la base des propositions promises pour fin janvier par le vice-président de la Commission en charge du dossier, Maros Sefcovic. L'objectif de la Présidence étant d'établir, pendant son exercice, un plan de mise en oeuvre du projet. L'Union de l'énergie sera au centre des deux réunions formelles du Conseil des ministres européens de l'Énergie sous Présidence lettone, la première le 5 mars prochain, qui donnera lieu à un premier échange de vues sur cette question, la seconde le 8 juin prochain où seront adoptées des conclusions sur ce dossier.
En parallèle, la Présidence lettone entend poursuivre les discussions sur l'achèvement et le développement du marché intérieur de l'énergie, en accordant une attention particulière à la question des infrastructures avec deux objectifs à la clé, d'une part celui de rompre l'isolement de certains États membres à l'égard des réseaux européens d'ici fin 2015 comme convenu par le Conseil européen, et d'autre part celui d'atteindre un objectif d'interconnexion transfrontalière de 10% à l'horizon 2020. La Présidence va inviter la Commission à rendre compte sur le suivi concernant la première liste des projets d'infrastructures d'intérêt commun (PCI), adoptée en octobre 2013, et elle suivra le processus de création de la deuxième liste de PCI. Un débat politique sur la question des infrastructures est prévu lors du Conseil Énergie du 5 mars.
La Présidence lettone accordera aussi une attention à certains éléments essentiels du marché intérieur de l'énergie tels que le cadre réglementaire - en particulier les codes de réseau pour l'électricité et du gaz - et les mesures d'accompagnement pour les marchés de détail.
La Présidence lettone veillera aussi à la mise en oeuvre de la stratégie européenne sur la sécurité énergétique, en s'appuyant sur les propositions de la Commission et des conclusions du Conseil européen d'octobre 2014. Riga veut évaluer les mesures mises en oeuvre à court terme en matière de sécurité énergétique et contribuer au développement d'actions de moyen et long terme. La Présidence envisage un débat politique sur la sécurité énergétique lors du Conseil Énergie du 8 juin.
Concernant le cadre pour les politiques énergétique et climatique à l'horizon 2030, désormais fixé par le Conseil européen d'octobre 2014, la Présidence lettone travaillera sur les premiers éléments du système de gouvernance de l'UE en matière d'énergie, tout en anticipant sur les prochains résultats de la conférence onusienne sur le climat en décembre 2015 à Paris. Dans ce contexte, la Présidence veut faire de l'évaluation des avantages de la coopération régionale une question centrale de son programme. Le cadre 'énergie/climat' 2030 et ses prochaines étapes de mise en oeuvre seront discutés lors d'une réunion informelle des ministres européens de l'Énergie et de l'Environnement, du 14 au 16 avril à Riga.
En outre, la Présidence lettone poursuivra les efforts des Présidences précédentes pour développer une politique énergétique durable avec, en particulier, l'objectif de parvenir à un accord en seconde lecture avec le Parlement européen sur le projet de directive sur le changement indirect d'affection des sols (ILUC). En outre, la Présidence continuera d'oeuvrer pour une Europe plus économe en énergie, en soutenant et en facilitant les travaux visant à améliorer la directive sur l'étiquetage énergétique et les règlements sur l'éco-conception pour des groupes respectifs de produits.
Enfin, la Présidence lettone entend stimuler les négociations en cours sur les questions relatives à l'énergie au sein des enceintes internationales (y compris dans le voisinage européen) et la modernisation de cadres de coopération plurilatérale, tels que la Communauté de l'énergie et la Charte de l'énergie. (EH)