Bruxelles, 20/08/2014 (Agence Europe)- Les Européens continuaient de se mobiliser pour l'Irak, mercredi 20 août: l'Allemagne s'est dite prête à envoyer des armes, la France veut une conférence sur la sécurité et le premier ministre italien s'est rendu sur place, à Bagdad et à Erbil, capitale du Kurdistan irakien.
Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, a annoncé que son pays était prêt à livrer le plus rapidement possible des armes aux Kurdes d'Irak. « Nous allons fournir des équipements militaires (...) pour que les forces de sécurité kurdes soient en mesure de résister aux attaques de l'Etat islamique en Irak et au Levant », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. Il a précisé que Berlin allait d'abord envoyer plus d'aide humanitaire, et d'équipement non létal comme des casques ou des véhicules blindés, tout en examinant les besoins des Kurdes, en coordination avec ses partenaires européens. L'Allemagne hésitait jusqu'à présent à le faire. La ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, a expliqué que les besoins des forces armées kurdes et les moyens allemands seraient analysés « dans les jours » qui viennent, un premier résultat de cette analyse étant attendu la semaine prochaine.
La France a déjà envoyé des armes et le Royaume Uni, la République tchèque et l'Italie seraient aussi prêts à suivre le mouvement. L'envoi d'armes devait d'ailleurs être discuté ce même jour au Parlement italien, qui doit donner son accord pour que le gouvernement italien puisse le faire.
Dans une interview accordée au quotidien français Le Monde, le président français, François Hollande, a annoncé qu'il proposerait prochainement -probablement en septembre - une conférence sur la sécurité en Irak et la lutte contre l'État islamique. « Nous devons envisager une stratégie globale contre ce groupe qui s'est structuré, qui dispose de financements importants et d'armes très sophistiquées, et qui menace des pays comme l'Irak, la Syrie ou le Liban », a-t-il expliqué.
Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, devait se rendre en Irak, le 20 août, pour une visite de quelques heures à Bagdad et dans la ville kurde d'Erbil, au nord de l'Irak, où se trouvent de nombreux réfugiés. M. Renzi devait rencontre le nouveau président irakien Fouad Massoum, les premiers ministres entrant, Haider al Abadi, et sortant, Nuri al Maliki, ainsi que le président de la région kurde, Masud Barzani. (CG)