Bruxelles, 20/08/2014 (Agence Europe)- La Commission européenne a démenti, le 19 août à EUROPE, la mise en place d'un embargo à partir du 1er septembre sur les produits laitiers et avicoles israéliens provenant des territoires occupés non reconnus par l'Onu, contrairement à ce qu'ont annoncé des medias israéliens. « L'Union européenne n'a pas annoncé de restrictions commerciales à la date du 1er septembre, et les conditions liées rapportées dans les médias sont incorrectes », explique-t-on au sein de l'institution.
La Commission précise que, dans une lettre datée du 28 juillet, elle avait demandé à Israël de prendre les mesures appropriées afin d'assurer que les autorités compétentes ne délivrent pas de certificats pour l'exportation vers l'UE pour les établissements et les fermes fournissant des produits d'origine animale situés dans les territoires passés sous administration israélienne depuis juin 1967, et que la liste des établissements et des exploitations agricoles soit modifiée en conséquence.
Dans cette lettre, l'institution européenne demande à être informée dans un délai d'un mois des mesures qu'Israël aurait prises. « En cas de non-action ou de non-conformité passé ce délai, la Commission devrait envisager de prendre des mesures pertinentes possibles afin de régulariser cette situation », a néanmoins précisé un porte-parole. Les colonies israéliennes sont illégales au regard du droit international.
En parallèle, un projet de rapport relatif à un audit sur le respect des conditions sanitaires pour l'exportation de volailles identifiait en juin un certain nombre de lacunes. Envoyé début août aux autorités israéliennes, ce rapport leur demande de présenter des observations et un plan d'action dans les 25 jours ouvrables. « Ce délai a pu conduire à des rumeurs injustifiées sur les interdictions possibles au 1er septembre », précise la Commission, expliquant toutefois que le projet de rapport ne traite pas de la question des territoires et que « les lacunes identifiées ne justifiaient pas une interdiction de la Commission, et certainement pas à ce stade ».
Selon des médias israéliens, la Commission avait annoncé que la nourriture provenant des territoires occupés après 1967 serait considérée comme non-conforme à la règlementation. À partir du 1er septembre, l'entrée dans l'UE de tous les produits d'origine animale serait interdite, avaient-ils avancé. D'après un responsable israélien, le ministère de l'agriculture a demandé aux producteurs de volaille et de produits laitiers de se préparer à la décision de l'UE en mettant sur pied des lignes de fabrication distinctes pour l'Europe, sans y inclure les produits provenant des colonies israéliennes, et permettre ainsi leur exportation vers l'UE. (CG)