login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11094
Sommaire Publication complète Par article 19 / 30
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) palestine

Nouveau gouvernement, pas important vers la réconciliation

Bruxelles, 04/06/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a pris note, mardi 3 juin, de la mise en place d'un gouvernement de consensus national palestinien dirigé par le Premier ministre sortant, Rami Hamdallah, la qualifiant d'« étape importante dans le processus de réconciliation palestinienne ». Tout en rappelant que ce processus est confronté à de nombreux défis, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) a souligné qu'il créait « de nouvelles opportunités pour le processus de paix, pour le renouveau démocratique et pour le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie ».

L'UE s'est félicitée de la nomination d'un gouvernement de personnalités indépendantes. Elle a aussi salué la déclaration du président palestinien, Mahmoud Abbas, selon laquelle « ce nouveau gouvernement est attaché au principe de la solution à deux États basée sur les frontières de 1967, à la reconnaissance du droit légitime d'Israël d'exister, à la non-violence et au respect des accords antérieurs ». « L'engagement de l'UE avec le nouveau gouvernement palestinien sera basé sur son adhésion à ces politiques et engagements », a prévenu le SEAE, tout comme l'ont fait le Royaume Uni, la France ou encore la Belgique.

De son côté, le président du groupe S&D au Parlement européen, Hannes Swoboda, a considéré que ce nouveau gouvernement « pourrait être le premier pas vers la paix pour l'ensemble du territoire palestinien ». « Le nouveau gouvernement est une chance pour les Palestiniens de se battre pour les intérêts de tous les Palestiniens de façon unie », a-t-il expliqué, ajoutant aussi qu'il est important que les conditions de vie et de liberté de mouvement des Palestiniens s'améliorent. « Il est bon que tous les membres de ce nouveau gouvernement non partisan, qui ne comprend pas de membres du Hamas, acceptent les conditions de base et convenues pour trouver un accord de paix avec Israël », a-t-il ajouté. Il a appelé l'UE et les États membres à poursuivre leur soutien financier au nouveau gouvernement.

Plusieurs États membres ont aussi salué ce nouveau gouvernement. Le ministre des Affaires étrangères britannique, William Hague, a salué l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement technocratique provisoire. « La réunification de Gaza et de la Cisjordanie sous un gouvernement attaché à la paix est une condition nécessaire pour résoudre le conflit israélo-palestinien », a-t-il expliqué, ajoutant que la poursuite du soutien du Royaume-Uni au nouveau gouvernement reposait sur l'attachement de ce dernier au principe de la non-violence et l'acceptation de tous les accords et obligations antérieurs, y compris le droit légitime d'Israël d'exister. « Nous attendons maintenant que le nouveau gouvernement applique ces engagements à travers ses actions ainsi que ses mots », a ajouté M. Hague, qui s'est entretenu par téléphone avec M. Hamdalla.

Le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, a espéré que cette nouvelle équipe composée de personnalités indépendantes « représentera une étape décisive dans la réconciliation intra-palestinienne ». « La formation du gouvernement d'unité national est le premier pas vers la mise en oeuvre de l'accord de réconciliation conclu le 23 avril », a souligné le ministère des Affaires étrangères français.

Le nouveau gouvernement, composé de 17 ministres, dont 5 de Gaza, a prêté serment le 2 juin. Il a pour mission prioritaire de préparer des élections présidentielles et législatives d'ici à la fin de l'année. (CG)

Sommaire

SOMMET DU G7
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE