login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11094
Sommaire Publication complète Par article 16 / 30
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Sécurité énergétique, Greenpeace exhorte le G7 à changer de cap

Bruxelles, 04/06/2014 (Agence Europe) - L'ONG environnementaliste Greenpeace appelle les dirigeants du G7, réunis mercredi 4 et jeudi 5 juin à Bruxelles, à ne pas sacrifier les alternatives aux hydrocarbures.

Les dirigeants des puissances industrialisées occidentales, qui doivent convenir d'une réponse à la crise en Ukraine, « ne doivent pas sacrifier la sécurité de l'Europe et le climat au profit de l'industrie des combustibles fossiles », avertit Greenpeace, dans un communiqué du 4 juin. « Cette crise de la sécurité énergétique est une incitation à changer de cap en matière d'énergie et à réduire la dépendance aux importations d'énergies sales une fois pour toutes. Les économies d'énergie et les renouvelables peuvent lancer une révolution dans la génération d'électricité propre et high-tech. Mais les dirigeants du G7 continuent de se plier aux exigences de l'industrie des combustibles fossiles. Cette attitude permet de garder l'Europe accrochée à l'énergie sale, en sacrifiant à la fois la sécurité énergétique et le climat », commente l'ONG.

Greenpeace rappelle que l'UE a dépensé 421 milliards d'euros pour acheter plus de la moitié (53%) de son énergie hors de ses frontières en 2012. La stratégie de la Commission pour réduire la dépendance aux importations, présentée la semaine dernière (EUROPE 11090), montre elle-même que le développement des renouvelables et des mesures d'économie d'énergie peuvent réduire cette dépendance de manière significative, ajoute l'ONG. En outre, un sondage d'opinion qu'elle a mené dans les pays du G7 montre qu'une grande majorité de personnes est préoccupée par ce problème et considère que les gouvernements devraient donner la priorité à l'efficacité énergétique et aux renouvelables pour réduire la dépendance.

Dans une étude de différentes options conservatrices pour les objectifs en matière d'énergie, la Commission a constaté que l'UE pourrait réduire ses importations d'énergie de plus de la moitié d'ici 2030 et que sa consommation de gaz pourrait diminuer de 29% d'ici 2030 et de 54% en 2050. L'efficacité énergétique est le seul outil capable de fournir des coupes rapides dans l'utilisation du gaz et les énergies renouvelables sont déjà la source d'énergie à croissance la plus rapide dans l'UE, comme le montre une étude menée par l'association européenne de l'industrie éolienne EWEA, ajoute Greenpeace.

Pour l'ONG environnementaliste, dépendre du nucléaire ou de l'accélération de l'utilisation des réserves nationales de combustibles fossiles limitées n'assurera pas la sécurité énergétique de l'UE. En effet, les nouveaux réacteurs nucléaires en construction en Europe souffrent de dépassements budgétaires massifs, de problèmes techniques et de retards de construction, souligne-t-elle. En outre, plus de 40% des réacteurs en activité dans l'UE ont plus de 30 ans et doivent être mis hors service pour éviter les risques et les coûts de sécurité accrus. La production nationale de gaz de schiste n'aura, quant à elle, aucun impact sur les importations de gaz russe avant 2030, selon une étude rendue fin 2013 par le cabinet de consultants Pöyry.

Mercredi, l'ONG Friends of the Earth a également appelé les pays du G7 à « se libérer de leur dépendance aux combustibles fossiles et investir dans de véritables solutions à la sécurité énergétique, comme l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables » (voir autre nouvelle). (EH)

Sommaire

SOMMET DU G7
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE