Bruxelles, 25/04/2014 (Agence Europe) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a annoncé, vendredi 25 avril, que les ministres des Affaires étrangères de l'UE se réuniront « aussi rapidement que possible » pour examiner de nouvelles sanctions contre la Russie. « Nous devons non seulement réfléchir, mais également en venir à envisager de nouvelles sanctions (...). À cet effet, se réuniront aussi rapidement que possible les ministres européens des Affaires étrangères », a-t-elle déclaré lors d'un point presse avec le Premier ministre polonais, Donald Tusk. Michael Mann, porte-parole de la Haute représentante, Catherine Ashton, a, lui, précisé ne pas avoir d'informations sur le sujet. Plus tôt dans la journée, lors d'une conversation avec le président russe, Vladimir Poutine, Mme Merkel a souligné que « la reconnaissance par la Russie de l'accord de Genève fait défaut, ce qui a naturellement un impact sur les séparatistes en Ukraine ». « La Russie a, ou aurait, la possibilité, j'en suis profondément persuadée, de ramener les séparatistes (...) sur le chemin pacifique du débat constitutionnel et de la préparation des élections, mais, malheureusement, de tels signaux sont jusqu'à aujourd'hui demeurés inexistants », a-t-elle ajouté.
Le président François Hollande, son homologue américain, Barack Obama, Mme Merkel et les Premiers ministres britannique, David Cameron, et italien, Matteo Renzi, ont « appelé à une réaction rapide du G7 et évoqué l'adoption de nouvelles sanctions par la communauté internationale à l'encontre de la Russie ». Ils sont convenus de demander le renforcement du rôle de la mission de l'OSCE.
Le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, a appelé, dans une lettre, à une mission commune UE-États-Unis-Russie-Ukraine, expliquant que cet accord nécessite « un soutien politique visible ». « L'envoi à Kiev et dans les régions orientales et occidentales du pays d'une délégation commune de haut rang représentant les quatre signataires de l'accord pourrait illustrer ce soutien », a expliqué le ministre allemand dans la lettre adressée à l'OSCE, aux États-Unis, à l'UE, à la Russie et à l'Ukraine, selon la Süddeutsche Zeitung, qui a en publié des extraits. Interrogé sur cette mission, M. Mann a souligné que l'UE « soutient toute initiative de désescalade et de renforcement de la mission OSCE ».
La veille, M. Tusk a expliqué à l'Agence PAP que « l'Europe devrait être préparée au pire des scénarios quant à l'évolution de la situation en Ukraine. (…) Est-ce que le monde est politiquement prêt à un acte d'agression ou à la dissolution de l'État ukrainien ? Aujourd'hui, pas encore ». (CG avec JK)