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Bulletin Quotidien Europe N° 11067
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

La prochaine mission de la troïka étudiera la réduction de la dette

Bruxelles, 25/04/2014 (Agence Europe) -La tentative des Grecs, jeudi 24 avril en soirée, de mettre la question de la réduction de leur dette publique sur la table dès maintenant, lors d'une réunion technique des experts nationaux (l'Euro Working group), s'est soldée par un échec, les Européens se contentant de « prendre note » de la demande grecque, selon une source présente à cette réunion. Le versement d'une prochaine sous-tranche d'aide de 6,3 milliards d'euros a toutefois été approuvé ; il devrait avoir lieu le 28 avril.

Un haut fonctionnaire de la Commission européenne a expliqué, vendredi 25 avril, que cette question n'avait pas été discutée dans le cadre de la 4ème mission de suivi de la 'troïka' sur place, mais le sera dans le cadre de la prochaine mission. À ce stade, il est donc « prématuré » de faire des pronostics sur la forme que ce nouveau coup de pouce pourrait prendre. Le rapport de suivi de la Commission publié le même jour a révélé une légère détérioration dans les projections de la dette, qui incluent toutefois des mesures adéquates promises en novembre 2012 par l'eurozone, mais à ce stade pas encore déterminées, pour en réduire le fardeau. L'objectif est de ramener l'endettement de la Grèce à 124% du PIB du pays en 2020 et substantiellement sous 110% en 2022. Selon le scénario révisé, et ce malgré les mesures déjà envisagées, mais non identifiées, la dette grecque, après s'être hissée à 177% du PIB en 2014, devrait retomber autour de 125% du PIB en 2020 et autour de 112% en 2022. Du côté de la Commission, on ne s'alarme toutefois pas de cette dégradation des perpectives de la dette, précisant qu'à l'issue de sa prochaine mission, la 'troïka' fournirait de nouvelles projections ainsi que des données quantifiant l'effet sur la dette de chaque mesure envisagée (réduction des taux d'intérêts, des taux de co-financement lié aux fonds structurels ou encore étendre à nouveau la maturité des prêts).

Depuis Washington, Gerry Rice, porte-parole du Fonds monétaire international, a répété jeudi l'engagement fourni par les Européens « d'aider, si nécessaire, la Grèce à atteindre » ses objectifs concernant la dette en 2020 et 2022. La Commission avait déclaré la veille, en annonçant l'excédent budgétaire primaire de la Grèce (condition pour un geste des Européens), que la dette grecque était considérée comme « soutenable », si la mise en oeuvre du programme se poursuivait. Interrogé sur ces propos, M. Rice a déclaré que, du point de vue du FMI, « l'évaluation de la dette publique reste inchangée » et que les projections la voient « toujours rester élevée ». À noter que la détérioration des perspectives de la dette est due notamment à un PIB nominal revu à la baisse ainsi qu'à des prévisions pour les revenus des privatisations ayant subi le même sort.

Quant au financement du programme, les deux milliards d'euros nécessaires d'ici fin août pourraient être trouvés via le rachat par les banques du pays d'actions préférentielles émises en 2009 pour les aider à se recapitaliser. Cela pourrait aider à lever de deux à trois milliards d'euros, selon ce haut fonctionnaire. Les 5,5 milliards d'euros nécessaires d'ici fin mai pourraient également être trouvés en interne, notamment via des transferts de fonds non utilisés entre les différents ministères. (EL)

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