Athènes, 08/01/2014 (Agence Europe) - Le ministre grec des Affaires étrangères, Evangelos Venizelos, a souhaité, mercredi 8 janvier, que l'UE prenne une part plus importante dans les questions méditerranéennes actuelles, telles que les crises syrienne, libanaise ou libyenne.
« Notre objectif est de prendre des initiatives plus importantes non seulement en termes de politique humanitaire mais aussi face aux crises politiques auxquels ces pays sont confrontés », a-t-il expliqué. « Il s'agit de fronts ouverts, non résolus, il faut une politique plus ciblée pour réussir. (…) Il y a d'importants changements dans notre région, auprès de nos voisins du sud, nous devons y faire face », a ajouté le ministre.
Il a souligné que si les décisions sont prises au niveau des Nations unies, « il est très important d'agir parallèlement pour que l'Union européenne ne soit pas en retrait par rapport aux initiatives des États-Unis et de la Russie ». Ces deux États tentent actuellement d'organiser la conférence pour la Paix en Syrie dite Genève 2, alors que l'UE, si elle soutient l'initiative, semble en retrait. M. Venizelos a précisé que la Haute représentante de l'UE, « Catherine Ashton, a montré que l'UE est capable d'agir et de prendre des décisions ». Mme Ashton a aidé à un accord entre la Serbie et le Kosovo et a mené les discussions sur le nucléaire iranien. (CG)