Athènes, 08/01/2014 (Agence Europe) - Le collège des commissaires européens a assisté, mercredi 8 janvier à Athènes, au lancement officiel de la présidence grecque (voir dossier).
« La présidence du Conseil est un moyen de montrer que la Grèce moderne, pas seulement la Grèce classique, peut donner une importante contribution à l'Europe », a souligné le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors d'une conférence de presse.
La Grèce, qui a pris le 1er janvier et jusqu'au 30 juin, la présidence du Conseil de l'UE, pour la 5ème fois, devra agir vite en raison des élections du Parlement européen fin mai. « La présidence grecque aura trois mois pour conclure un certain nombre de dossiers en suspens. Cela signifie que cette présidence doit vraiment être opérationnelle immédiatement », a prévenu M. Barroso, rappelant le soutien de la Commission.
« Je me réjouis de notre collaboration étroite afin que nous puissions obtenir des résultats tangibles pour nos citoyens en affichant un esprit plus communautaire, plus d'ambition et une plus grande solidarité. L'Europe est en effet notre 'quête commune' (devise de la présidence grecque) et la Grèce est au centre de cette quête », a-t-il ajouté dans son discours introductif lors de l'ouverture officielle de la présidence. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a souligné l'importance d'avoir une approche plus positive et des contacts entre les citoyens européens et l'UE.
Après un déjeuner de travail, les commissaires et les membres du gouvernement grec ont eu un échange de vues lors d'une session plénière. M. Samaras et M. Barroso se sont rencontrés en tête à tête pour discuter de la présidence grecque mais aussi de la situation économique du pays. « La Grèce prend la présidence tournante du Conseil dans un moment particulièrement difficile » pour le pays et son peuple, a souligné M. Barroso. « Le succès de la Grèce est le succès de l'Union européenne. Grâce au soutien et à la solidarité de l'UE, la Grèce a résisté à la période la plus difficile de la crise. Les défis sont encore immenses (…). Mais d'importants progrès ont été réalisés », a-t-il ajouté, rendant hommage au peuple grec pour son « courage » et sa « dignité », le comparant aux héros de l'histoire et de la littérature grecque. Soulignant que la crise n'est pas complètement finie, il a appelé à la poursuite des réformes.
La cérémonie officielle d'ouverture de la présidence, en présence de la Commission et du gouvernement grec, du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, du président grec, Karolos Papoulias, et du patriarche oecuménique orthodoxe, Bartholomée 1er, s'est terminée au Athens Concert Hall.
Le chef du principal parti d'opposition Syriza, Alexis Tsipras, opposé aux politiques de rigueur, a décidé de ne pas assister à la cérémonie. Une source au sein de son parti a qualifié la décision de « symbolique ». (CG)