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Bulletin Quotidien Europe N° 10956
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

La Commission confirme le retour de la 'troïka' à Athènes

Bruxelles, 04/11/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé, lundi 4 novembre, que la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) reprendrait cette semaine le travail où elle l'avait laissé fin septembre à Athènes avec les autorités grecques.

Simon O'Connor, porte-parole de l'institution pour les Affaires économiques et monétaires, a expliqué que la Commission avait reçu d'Athènes, vendredi dans la soirée, les informations nécessaires qu'elle attendait pour donner le coup d'envoi de la mission des créanciers, interrompue depuis la fin du mois de septembre. Des informations dont l'institution bruxelloise « avait besoin » pour pouvoir mener des « discussions productives », a-t-il ajouté. Le 25 octobre dernier, M. O'Connor avait précisé à EUROPE que la reprise de la mission était conditionnée à la réception de ces informations (EUROPE 10951). Celles-ci concernent largement, a-t-il précisé lundi, les questions budgétaires parmi lesquelles la manière de combler le trou budgétaire dont l'ampleur était jusqu'il y a peu une pomme de discorde entre Athènes et ses interlocuteurs. La 'troïka' avance que ce trou pourrait s'élever jusqu'à plus de deux milliards d'euros, alors que le gouvernement grec insiste sur un chiffre de 500 millions d'euros. La 'troïka' considérait par ailleurs que la Grèce était trop optimiste sur l'estimation des recettes perçues de la collecte de l'impôt. Il n'est pas clair, à ce stade, si les positions sur la taille du trou budgétaire se sont rapprochées. Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, doit rencontrer les représentants du trio institutionnel ce mardi et s'est montré confiant pendant le week-end. « Il y a des solutions pour toutes les questions, tant qu'il y a du réalisme, de la flexibilité et du bon sens de tous les côtés », a-t-il déclaré au quotidien grec Kathimerini. Le gouvernement grec a en outre longtemps fait valoir qu'il n'y avait plus de place pour des coupes horizontales dans les salaires ou les pensions. Le même quotidien a rapporté tenir de ses sources que les arguments que le gouvernement mettrait en avant est la meilleure performance de la collecte d'impôts cette année, la récession plus faible que prévu et la nouvelle structure des salaires qui, unifiée sur tout le secteur public, devrait générer 500 millions d'euros d'économies.

De l'issue finale de la mission dépend le versement d'une tranche de 3,1 milliards de l'eurozone et de 1,8 milliard du FMI, montants toutefois indicatifs. Mais la Grèce attend toujours un milliard d'euros, dont la moitié viendra du FESF et le reste de profits rétrocédés par les banques centrales de l'eurosystème. Il resterait trois actions préalables à mettre en oeuvre pour que le pays puisse les recevoir. Le programme de privatisations, dont les objectifs n'ont pas été atteints cette année, devrait également s'inviter dans les discussions de cette mission, selon la presse grecque. Enfin, les parties devront se mettre d'accord sur la manière d'assurer le financement du pays dont les ressources vont se tarir à la mi-2014. Cela fait donc deux mois que le FMI déroge à sa règle du financement assuré sur un an dans un programme auquel il prend part, conditionnant ses versements et sa participation en elle-même. Les ministres des Finances de la zone euro aborderont au mieux cette question dans le courant du mois de décembre. (EL)

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