Bruxelles, 04/11/2013 (Agence Europe) - La Banque centrale européenne (BCE) a publié, lundi 4 novembre, un rapport sur l'évolution de la structure du secteur bancaire dans la zone euro depuis 2008, année du déclenchement de la crise financière internationale.
Selon ce rapport, le total des actifs bancaires s'élevaient à 29 500 milliards d'euros, soit une diminution de presque 12% entre 2008 et fin 2012. Fin 2012, l'Allemagne et la France demeuraient les principaux marchés bancaires, les banques installées dans les deux principales économies de la zone euro gérant respectivement 7 600 milliards d'euros (25,8%) et 6 800 milliards d'euros (23%).
Entre 2008 et fin 2012, le nombre d'établissements de crédit s'est contracté de 10%, passant de 2 909 à 2 645 unités. En parallèle, le nombre total de succursales bancaires a diminué de 16 200 unités, se stabilisant à 171 477 succursales.
La crise financière poussant les banques à se désendetter, le rapport constate une baisse de la part des prêts dans les actifs bancaires totaux dans une majorité des pays de l'eurozone. Afin de renforcer sa solvabilité, le secteur bancaire à fait passer le ratio médian 'Tier 1' en fonds propres de 8% en 2008 à 12,7% en 2012.
Une comparaison entre les secteurs bancaires de la zone euro et américain est dressée. Bien que le nombre d'établissements bancaires soit similaire de part et d'autre de l'Atlantique, la taille du secteur bancaire américain est « bien plus petite » que celle du secteur bancaire européen, constate le rapport de la BCE qui avance plusieurs explications: le rôle important des acteurs publics et des opérateurs non bancaires en matière d'intermédiation financière aux États-Unis ainsi que les différences comptables. Par ailleurs, en matière de consolidation des bilans, les banques européennes demeurent « quelque peu en retard » par rapport à leurs homologues américaines.
La BCE, qui supervisera directement 130 banques d'importance systémique de la zone euro à partir de novembre 2013, a décidé d'effectuer désormais cet exercice sur une base annuelle. Ce rapport « fournit une base importante pour le travail que nous réalisons en vue de devenir le superviseur unique », a déclaré le vice-président de la BCE, Vítor Costâncio, dans un communiqué. (MB)