Bruxelles, 29/08/2013 (Agence Europe) - Le programme de privatisations, « un élément clé » des efforts de la Grèce pour réduire sa dette publique, « reste dans les mains du gouvernement grec », a souligné jeudi 29 août le porte-parole du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn.
Un rapport interne du Mécanisme européen de stabilité (MES) identifie le moyen de stimuler le programme grec de privatisations qui ne produit pas les résultats escomptés par les créanciers d'Athènes. « La Commission européenne n'a pas repris ce rapport à son compte, il ne l'a pas été à ma connaissance par un autre membre de la 'troïka' et certainement pas par l'Eurogroupe », a ajouté le porte-parole.
« L'objectif principal du rapport est d'optimiser la valeur des actifs immobiliers détenus par l'État grec en les rendant plus attractifs pour les investisseurs. L'avantage des privatisations est de générer des ressources pour la Grèce afin que le pays continue à soutenir l'économie et rembourse plus vite sa propre dette et, de cette manière, réduise le fardeau lié à des impôts accrus qui pèse sur la population », a indiqué à EUROPE un porte-parole du MES.
Commandité par le Groupe de l'euro à l'issue de la dernière mission de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI) à Athènes, ce rapport interne du MES a été élaboré conjointement avec deux entreprises contractantes privées et il a aussi reçu une contribution de la 'troïka'. Comme le rapporte la presse, il évoque la création d'une holding spécifique pour accélérer et mieux valoriser les cessions d'actifs publics dans le cadre du 2ème programme grec. Cette holding aurait pour seul actionnaire la Grèce, même si un comité de surveillance, qui n'exercerait pas le contrôle effectif de la société, serait mis en place par la 'troïka', assure-t-on au sein du MES. Le rapport n'envisage pas que cette société soit localisée hors de Grèce, ajoute-t-on contrairement à ce qu'affirme le Financial Times.
Continuellement revue à la baisse, la privatisation de l'appareil public est désormais censée rapporter 8,7 milliards d'euros d'ici à 2015, dont 3,2 milliards cette année. (MB)