login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10908
Sommaire Publication complète Par article 11 / 13
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) g20

La situation en Syrie ne fera pas dérailler le sommet, selon la Commission

Bruxelles, 27/08/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne est d'avis que les événements en Syrie ne devraient pas faire dérailler la tenue du sommet du G20 (5/6 septembre, Saint-Pétersbourg).

« Les questions d'actualité figurent de manière pressante en marge de tels sommets. Mais nous nous attendons à ce que le sommet du G20 ait lieu comme prévu », a déclaré la porte-parole de l'institution européenne, mardi 27 août, en réponse à une question sur les répercussions possibles d'une escalade de la violence en Syrie. La Russie, hôte du sommet annuel des 20 plus grandes puissances économiques, est clairement hostile à l'éventualité de frappes aériennes militaires de pays occidentaux en réponse à l'utilisation supposée d'armes chimiques par le régime syrien contre sa population (voir autre nouvelle).

Dans une lettre conjointe adressée fin juillet aux leaders européens, les présidents de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy, énoncent les priorités de l'UE: - soutien à la croissance économique, un thème cher à la présidence russe ; - mise en œuvre à temps et de manière effective de la réforme de l'architecture financière mondiale (règles prudentielles bancaires, supervision des banques 'too big to fail', encadrement des produits dérivés…) ; - généralisation de l'échange automatique d'informations dans le domaine fiscal (EUROPE 10894 et 10893).

Devrait aussi être discutée en marge du sommet la récente poussée de fièvre sur les marchés des pays émergents. Ces pays sont confrontés à la fin de l'argent bon marché et à la fuite d'investisseurs notamment après que la FED américaine a annoncé la normalisation de sa politique monétaire. Les banques centrales brésilienne, indienne et turque sont intervenues pour lutter contre une chute brutale de la valeur de leur monnaie, une situation propice pour les exportations mais qui alourdit la facture énergétique. (MB)