Bruxelles, 27/08/2013 (Agence Europe) - Le Français Jacques Delors, qui a présidé la Commission européenne de 1985 à 1995, a souligné « l'urgence première (…) de renforcer la capacité institutionnelle de la zone euro », déjà à traité constant. « Un nouveau progrès social ne sera pas possible sans renforcement de la gouvernance européenne. En outre, pour avancer, il faudrait accepter un minimum de mutualisation financière, à l'intérieur de la zone euro, en contrepartie, bien entendu, d'un renforcement des disciplines communes. Je ne vois pas de possibilités de consolider et de renforcer le modèle social sans un saut politique et une refondation des relations industrielles », a déclaré le socialiste français, dans une interview publiée par le quotidien français Les Échos, lundi 26 août.
En octobre, le Conseil européen fera le point sur la dimension sociale dans le cadre de la réflexion sur le renforcement des volets économique, social et politique de l'Union économique et monétaire (UEM), notamment par le biais d'indicateurs sociaux (ex: niveau de chômage, dialogue social) (EUROPE 10877). La question des contrats de compétitivité qu'un État pourrait signer avec l'échelon européen afin de s'engager à réformer son économie en échange d'une aide financière devrait être tranchée en décembre. (MB)