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Bulletin Quotidien Europe N° 10763
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Programme d'ajustement, Athènes tient ses promesses

Bruxelles, 14/01/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a accueilli avec satisfaction, lundi 14 janvier, la réforme fiscale adoptée en fin de semaine dernière par les autorités grecques. « Cette réforme fait partie des deux jalons importants (avec l'adaptation du prix de l'électricité) qui avaient été posés par l'Eurogroupe en décembre pour pouvoir débloquer la prochaine tranche de financement », a indiqué Simon O'Connor, porte-parole du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn (EUROPE n° 10751). Il a également précisé qu'il revenait maintenant au conseil d'administration du Fonds européen de stabilité Financière (FESF) de prendre une décision quant au versement de la prochaine sous-tranche de 9,2 milliards d'euros. De cette enveloppe, 7,2 milliards d'euros seront alloués à la recapitalisation du secteur bancaire. Le reste servira pour les besoins budgétaires d'Athènes et le service de la dette.

Avec cette réforme, les autorités grecques espèrent collecter 2,3 milliards de recettes fiscales en 2013 via une hausse de l'impôt sur les professions libérales, les armateurs mais également des salariés dont le revenu annuel dépasse 25 000 euros. Les revenus inférieurs seront taxés à 22 %, les revenus compris entre 25 001 et 42 000 euros à 32 % et les revenus supérieurs seront imposés à 42 %. Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, a défendu ce nouveau tour de vis. « Chaque euro que nous allons prendre avec cette loi est un euro de moins à soustraire aux salaires et aux retraites », a-t-il déclaré lors du débat au Parlement national.

Au Conseil européen de décembre (EUROPE n° 10752), le Premier ministre grec, Antonis Samaras, avait indiqué que le Fonds monétaire international (FMI), également créancier du pays, prendrait une décision sur un versement de 3,5 milliards d'euros en janvier. Selon le calendrier du FMI, le conseil d'administration devrait se pencher sur le cas d'Athènes mercredi 16 janvier. En décembre, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, avait recommandé le feu vert au versement à son institution.

Austérité, le FMI tempère. Mme Lagarde a défendu, lundi, le programme d'ajustement grec, sous le feu des critiques depuis que deux économistes de l'institution qu'elle dirige ont admis avoir sous-estimé l'impact des politiques d'austérité (EUROPE n° 10758). Dans une interview à la BBC, elle a estimé que l'histoire des gestions de crises avait appris qu'il valait mieux « le faire fort et dur au début, afin de récolter les bénéfices du processus ». Selon elle, les résultats des efforts « énormes » de la Grèce vont se révéler « meilleurs que ce qui avait été prévu ». Mais pour cela, Athènes doit bel et bien augmenter ses recettes. Par ailleurs, l'Eurozone devrait voir les premiers signes de la croissance cette année, a-t-elle estimé. (EL)

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