Bruxelles, 14/01/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a souligné, jeudi 11 janvier, que le SEAE ne remplacera pas les ambassades ou consulats des États membres dans les pays tiers. « Nous ne remplaçons pas les États, nous faisons ce que l'UE nous demande de faire. C'est différent de ce que font les États. (…) On crée des pools européens, cela peut être une manière efficace de gérer les deniers publics », a expliqué Mme Ashton qui répondait aux députés de la commission budget du PE, pour la décharge budgétaire 2011 du SEAE, la toute première. « Travailler ensemble dans les pays tiers en partageant les bâtiments et les coûts administratifs c'est ca l'avenir. C'est facile à dire mais plus difficile à réaliser », a ajouté le directeur général administratif du Service européen pour l'Action extérieure, David O'Sullivan. Soulignant l'importance d'une « valeur ajoutée » de l'UE, Mme Ashton a précisé que « les États membres se tournent de plus en plus vers le SEAE avec ses 141 antennes dans le monde ». Elle a ajouté que la mise en place de la coopération est cependant loin d'être achevée.
Les députés ont aussi insisté sur la coopération avec les services de la Commission pour favoriser la coopération, éviter les doublons et faire des économies. La Haute représentante a ainsi précisé que la DG DEVCO et le SEAE travaillent « main dans la main ».
Les députés européens ont aussi interrogé Mme Ashton et M. O'Sullivan sur la gestion du personnel et des coûts: l'organigramme et l'organisation du service, les grades, la mobilité, la formation, les résidences du service dans les pays tiers, le coût des concours pour travailler au SEAE.
De son côté, la Cour des comptes a mis en avant quelques problèmes identifiés au niveau des ressources humaines. Elle a reproché la non disponibilité d'informations concernant la situation familiale de certains membres du personnel, donnant lieu à des paiements inexacts mais aussi la signature de contrats de temporaires plusieurs mois après leur entrée en fonction. Des difficultés que le SEAE a expliquées par la mise en place du service. La Cour a aussi mis en avant des faiblesses dans les procédures de passation de marché, en particulier pour les services de sécurité. Elle s'inquiète aussi d'aide budgétaire apportée à des pays tiers qui ont un système de gestion faible et corrompu. (CG)