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Bulletin Quotidien Europe N° 10678
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) france

Moscovici, intégration européenne et solidarité accrue vont de pair

Bruxelles, 30/08/2012 (Agence Europe) - La France accepte l'idée de franchir une nouvelle étape dans la construction européenne à condition qu'elle s'accompagne d'une solidarité accrue. « Nous sommes prêts à aller plus loin dans la construction européenne, à condition qu'à chaque étape d'intégration corresponde une dimension de solidarité. C'est pourquoi nous ne renoncerons pas à l'idée, à terme, de la mutualisation des dettes publiques », a déclaré le ministre français de l'Économie Pierre Moscovici dans une interview parue jeudi 30 août dans le quotidien économique français Les Échos. Il évoque « quatre exigences » pour l'avenir de la zone euro, à savoir « l'intégrité, la pérennité, la stabilité et la croissance ». Selon le ministre, qui sera à Athènes jeudi 13 septembre, la Grèce conserve sa place au sein de l'Eurozone dès lors qu'elle fait les efforts nécessaires. Mis sur pied en début de semaine, le groupe de travail franco-allemand sera chargé de plancher sur la crise de la dette souveraine afin notamment de « résoudre les difficultés de la Grèce, de l'Espagne et de Chypre » (EUROPE n°10675). D'autres chantiers seront lancés pour améliorer « la gouvernance économique » sans changer les traités, comme « la supervision bancaire » unique et « l'harmonisation fiscale et sociale ».

BCE. Début août, la BCE a annoncé la relance de mesures non conventionnelles de rachat de dettes de pays de l'Eurozone en difficulté à condition que les fonds européens de sauvetage soient mobilisés au préalable (EUROPE n°10669). Elle en précisera les modalités jeudi 6 septembre. Le ministre estime qu'elle a fait naître « l'espoir d'une solution pérenne aux difficultés de la zone euro » dans la mesure où la survie de la monnaie unique fait partie des missions de la BCE. Et d'évoquer des « hésitations politiques à surmonter » pour finaliser les interventions éventuelles des fonds européens de sauvetage en vue de faire baisser les coûts de refinancement de pays comme l'Espagne ou l'Italie.

Enfin, pas question pour le ministre de remettre en cause l'objectif d'un retour, dès 2013, du déficit public français sous la barre des 3% du PIB. M. Moscovici, qui juge « supportable » l'effort nécessaire malgré une croissance inférieure aux prévisions (stagnation au premier semestre 2012), fait du maintien de cet objectif une question de crédibilité de la signature de l'État français. (MB)