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Bulletin Quotidien Europe N° 10678
Sommaire Publication complète Par article 15 / 20
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Réfugiés, appel à une plus grande solidarité de l'UE

Bruxelles, 30/08/2012 (Agence Europe) - Alors qu'une réunion du conseil de sécurité de l'ONU devait se tenir jeudi 30 août à New York sur la situation humanitaire en Syrie, le directeur général de l'ONG française France terre d'asile a appelé l'UE à se montrer solidaire des réfugiés syriens présents aujourd'hui en Turquie, au Liban, en Jordanie ou en Irak. Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde, Pierre Henry estime que « si sauver les populations menacées à l'intérieur du pays reste une opération compliquée à mener, rien n'empêche pour autant l'Europe d'exercer sa 'responsabilité de protéger' auprès des populations réfugiées de la guerre civile en se montrant plus généreuse qu'elle ne l'est aujourd'hui. L'Europe doit faire preuve d'une solidarité qui fait cruellement défaut », écrit-il.

Près de 16 000 personnes se sont exilées en Irak, près de 40 000 au Liban, 45 000 en Jordanie et près de 78 000 en Turquie et le directeur de l'ONG appelle l'UE à mettre en place un programme de réinstallation des réfugiés syriens dans l'UE. Le responsable français rappelle qu'à ce jour et pour les premiers mois de l'année 2012, 2 680 demandes d'asile de la part de ressortissants syriens ont été déposées dans les 27. « Le conflit, on le voit, n'engendre pas d'afflux massif de réfugiés sur le territoire de l'UE », commente Pierre Henry, pour qui « les États membres ont les moyens de s'impliquer davantage pour protéger ces populations » en dépit de la crise économique. Et de suggérer l'activation des mécanismes de protection temporaire et « un plan d'action pour l'accueil de ces populations en situation de précarité ».

Les approches vis-à-vis des demandeurs d'asile syriens varient selon les États membres, certains pays accordant le statut de réfugié à tous les Syriens qui en font la demande, d'autres accordant la protection temporaire ou subsidiaire en vertu des articles contenus dans la directive « qualification », explique une source de la Commission. Mais, pour l'instant, aucun programme de réinstallation n'est en cours. (SP)