Bruxelles, 30/08/2012 (Agence Europe) - L'Espagne a fait des « sacrifices douloureux », néanmoins les taux d'intérêt sur sa dette demeurent trop élevés, a constaté le président français, François Hollande, jeudi 30 août à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy. Comme un appel du pied en direction de son homologue espagnol, il a rappelé la capacité des fonds européens de sauvetage à intervenir, avec l'appui de la BCE, pour affronter cette situation. C'est la souveraineté de l'Espagne de décider « du principe ou du moment » d'activation des fonds, a-t-il ajouté.
Lors du Conseil européen des 18/19 octobre, l'Eurozone devra prendre « des décisions durables » car « cela fait trop longtemps que nous reportons un certain nombre de choix et que nous laissons le doute s'installer », a déclaré le président français. Il a énuméré les événements qui auront eu lieu d'ici cette date: le verdict de la Cour constitutionnelle allemande sur le pacte budgétaire et le Mécanisme européen de stabilité (12 septembre), les élections législatives aux Pays-Bas (idem), la quantification des besoins en capital des banques espagnoles (fin septembre), le rapport définitif de la 'troïka' sur la mise en œuvre du 2ème sauvetage grec (fin septembre-début octobre) suivi de décisions du parlement grec sur de nouvelles mesures d'économie (début octobre).
M. Rajoy a rejeté les affirmations selon lesquelles le gouvernement espagnol attend les élections au Pays basque et en Galice avant de formuler sa demande d'intervention des fonds de sauvetage. « Nous faisons tous des déclarations sur l'irréversibilité de l'euro mais il faut en finir avec le fait que des pays se financent à 0% et d'autres à un taux d'intérêt très élevé », a-t-il déploré. (MB)