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Bulletin Quotidien Europe N° 10669
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) eurozone

Activation du FESF/MES, Monti et Rajoy jouent la montre

Bruxelles, 02/08/2012 (Agence Europe) - Le Premier ministre italien, Mario Monti, et son homologue espagnol, Mariano Rajoy, se sont engagés à renforcer leur collaboration afin de résoudre la crise de la dette qui menace la zone euro et touche partiellement leurs deux pays, lors de la conférence de presse commune tenue, jeudi 2 août, à l'issue de leur rencontre à Madrid. Le Premier ministre italien a affirmé qu'il allait « étudier » l'éventualité d'une demande officielle d'activation du Fonds européen de stabilité monétaire (FESF) pour contenir l'augmentation du 'spread' sur la dette souveraine de l'État italien, alors que Mariano Rajoy n'a pas voulu répondre à la question, rapporte le site Internet à l'El País.

Une réaction de M. Monti et M. Rajoy était particulièrement attendue après les déclarations faites par le président de la BCE, Mario Draghi, à l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de l'Institut de Francfort (voir autre nouvelle). En permettant d'agir, si besoin, sur le marché obligataire secondaire pour le rachat de titres de pays de l'Eurozone en difficulté en conditionnant ces éventuelles 'mesures monétaires non standard' à une demande officielle d'activation du FESF, le président de la BCE a déçu les attentes des marchés, après ses déclarations de la semaine dernière sur sa volonté de « faire tout ce qui est nécessaire pour sauver l'euro ». M. Draghi a par ailleurs laissé entendre que, « dans sa forme actuelle », l'idée d'accorder une licence bancaire au Mécanisme européen de stabilité (MES) pour sauver les banques espagnoles serait contraire aux traités. La réaction des marchés n'a pas tardé et les bourses des pays de la zone euro ont chuté, la baisse touchant principalement les valeurs bancaires espagnoles.

En journée, l'État espagnol avait quand même réussi à placer sur les marchés avec succès des bons du Trésor à deux, quatre et dix ans pour un total de 3,13 milliards d'euros, dépassant ainsi l'objectif des 3 milliards d'euros qu'il s'était fixé. Si le rendement moyen des obligations à dix ans a été de 6,65% contre 6,43% pour l'émission précédente, ce taux a nettement baissé par rapport aux sommets nettement supérieurs aux 7% atteints les jours derniers. (FG)