Bruxelles, 13/06/2012 (Agence Europe) - Le Parlement européen pourrait ratifier en octobre l'accord multipartite de libre-échange entre l'UE, la Colombie et le Pérou. Bogota et Lima doivent toutefois s'engager à protéger les droits de l'Homme, les droits du travail et l'environnement. Côté péruvien, le président Humala Tasso promet le renforcement démocratique, l'inclusion sociale et le développement durable dans son pays.
Préoccupé par « un affaiblissement des conditions contraignantes existant actuellement » en matière de commerce et de développement durable au Pérou et en Colombie, le Parlement appelle, dans une résolution adoptée par 525 voix pour, 94 contre et 67 abstentions mercredi 13 juin, les gouvernements des deux pays à mettre en place une feuille de route transparente et contraignante en vue de protéger les syndicalistes, les droits de l'Homme et l'environnement. Il exige que soient garantis la liberté d'association et le droit à la négociation collective, mais aussi des inspections du travail strictes menant à des sanctions en cas de maltraitance des travailleurs. Les députés demandent aussi la mise en place par les parties prenantes de groupes consultatifs internes sur les droits de l'Homme et les principes démocratiques, appelés à contrôler la mise en œuvre de l'accord de libre-échange, et à garantir le même niveau d'implication contraignante de la société civile que dans l'accord de libre-échange avec la Corée du Sud.
S'exprimant mercredi devant le Parlement européen, le président péruvien Ollanta Moises Humala Tassalo, en place depuis 10 mois, a promis une « politique publique active d'accompagnement » à l'accord de libre-échange, orientée sur le renforcement démocratique (incluant l'intégration des minorités), la réduction de la pauvreté, l'inclusion sociale, mais aussi le développement durable et la protection de l'environnement, en particulier dans le secteur pétrolier et celui de l'extraction minière. (EH)