Bruxelles, 05/04/2012 (Agence Europe) - Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères, a déclaré jeudi 5 avril qu'il n'était pas optimiste quant à l'application par le régime syrien du plan de l'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan qui prévoit la fin des opérations militaires et des violences.
De son coté, le Conseil de sécurité des Nations unies, devait adopter, jeudi 5 avril, une déclaration exhortant le régime syrien à respecter la date limite du 10 avril pour arrêter ses principales opérations militaires, et demandant à l'opposition de faire de même avant le 12 avril, selon des diplomates.
Est-ce qu'on peut être optimiste ? Je ne le suis pas parce que je pense que Bachar al-Assad nous trompe. Il feint d'accepter le plan de Kofi Annan, le plan en six points, mais en même temps, il continue à utiliser la force, a déclaré M. Juppé devant la presse anglo-américaine à Paris.
Selon l'ONU, Damas a accepté de commencer à mettre en œuvre le plan de paix de Kofi Annan avant le 10 avril, en retirant notamment ses forces des villes rebelles. Le porte-parole de M. Annan a dit jeudi espérer que le gouvernement syrien et l'opposition mettraient en place un cessez-le-feu complet dans les 48 heures après le 10 avril. Les Syriens disent avoir commencé à retirer des troupes de certaines zones.
Reste que dans le même temps, les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs assauts contre les opposants. Les violences ont fait près de 170 morts depuis lundi, le jour où l'ONU a annoncé que Damas avait promis d'appliquer immédiatement le plan Annan. Ce plan prévoit, outre un processus politique ouvert, la cessation des violences par les forces gouvernementales puis par celles de l'opposition, l'acheminement de l'aide humanitaire, la libération des prisonniers détenus arbitrairement, le droit de manifester librement et le libre accès de la presse. (LC)