Strasbourg, 16/09/2011 (Agence Europe) - Dans une résolution commune aux groupes PPE, S&D, ADLE, Verts/ALE et ECR adoptée le 15 septembre en plénière à Strasbourg, le Parlement européen dénonce la détérioration de la situation pour les défenseurs des droits de l'Homme et la liberté d'expression au Belarus, illustrée par l'arrestation récente de Ales Bialiatski, président de l'institut pour les droits de l'Homme Viasna. Compte tenu de la répression sans précédent dont la société civile biélorusse est victime depuis les élections présidentielles de décembre 2010, les députés jugent que les poursuites pénales engagées à son encontre ont une « motivation politique » visant à empêcher M. Bialiatski d'exercer son activité. Outre l'arrêt des pratiques de harcèlement à l'égard des défenseurs des droits de l'Homme et la libération de M. Bialiatski, le Parlement demande aux autorités biélorusses d'abroger l'article du code pénal national qui, non conforme aux normes internationales en matière de liberté de réunion et aux obligations du Bélarus en tant que membre de l'OCDE, interdit l'organisation d'activités d'associations publiques non enregistrées. Les députés soulignent à cet égard que l'assistance juridique entre les États membres de l'UE et le Bélarus ne doit pas devenir un instrument de persécution et de répression politiques. Ils déplorent en outre que la législation biélorusse et les mécanismes bilatéraux et internationaux aient été délibérément détournés et exploités par Minsk, que le Parlement exhorte à respecter toutes les clauses de la déclaration de l'ONU sur les défenseurs des droits de l'Homme. Le Conseil, la Commission et la Haute représentante de l'UE sont quant à eux appelés à exercer davantage de pression sur les autorités biélorusses en étendant la liste des personnes visées par l'interdiction de visa et le gel des avoirs aux personnes impliquées dans l'arrestation et les poursuites dont a été victime M. Bialiatski. (E.H.)