Bruxelles, 16/09/2011 (Agence Europe) - Il est urgent que l'Europe s'emploie, de manière plus résolue et plus cohérente, à renforcer la dimension sociale de l'enseignement supérieur, surtout en cette période de ralentissement de l'activité économique. C'est en substance la conclusion d'un nouveau rapport de la Commission publié vendredi 16 septembre sur les politiques des États membres de l'Union, de l'Islande, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Turquie en matière d'accès à l'enseignement supérieur, de financement et d'aide aux étudiants. Ce rapport a inspiré la Commission dans l'élaboration de la stratégie qu'elle présentera mardi 20 septembre visant à améliorer la qualité de l'enseignement.
Les dirigeants européens se sont fixé comme objectif de faire passer à 40 % la proportion des 30-34 ans titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur d'ici 2020, proportion qui est d'un peu plus de 33 % aujourd'hui.
L'étude révèle une fracture entre l'est et l'ouest en ce qui concerne les possibilités qu'offre l'enseignement supérieur aux candidats non traditionnels, tels que les candidats adultes et ceux qui font valoir une expérience professionnelle sans avoir de diplôme de fin de scolarité. La crise a entraîné une révision des budgets consacrés à l'enseignement supérieur: entre les années universitaires 2009/2010 et 2010/2011, les pays où le budget a connu la plus forte hausse sont Lituanie, Liechtenstein, Autriche, France, Finlande et Malte. Les pays où il a baissé le plus sont Grèce, Irlande et Islande (de 8 à 10 % en moins), suivis par Espagne, Italie, République tchèque et Slovaquie (jusqu'à 3 % en moins). (LC)