Bruxelles, 30/08/2011 (Agence Europe) - À la question de savoir quelle sera la position de l'UE par rapport à la demande d'adhésion de l'État palestinien à l'ONU qui doit se faire devant l'Assemblée générale le 20 septembre prochain, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton reste évasive en évitant de donner une réponse claire. Lors d'un discours prononcé en Jordanie lundi 29 août, elle a plutôt préféré parler de l'absence « d'une quelconque résolution sur la table » à l'heure actuelle et demandé de ne pas « trop se focaliser sur septembre ». Cette position plus que prudente s'explique par les réticences de certains États membres de l'UE, comme l'Allemagne ou l'Italie face à l'initiative de l'Autorité palestinienne, mais également par l'hostilité manifeste du gouvernement d'Israël, dont le ministre de la Défense Ehud Barak a récemment exprimé la position en affirmant que « la démarche des Palestiniens à la fois auprès du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale est une initiative très malencontreuse et stérile », selon l'AFP. La proposition de l'Autorité palestinienne devrait délimiter un État selon les frontières de 1967. Tout en considérant que c'est aux Palestiniens de décider « quelles approches ils souhaitent avoir envers les Nations unies », Mme Ashton a néanmoins voulu souligner que cette démarche se fera « dans le dialogue avec leurs collègues des pays arabes et en pleine connaissance des implications pour le reste d'entre nous ».
Le processus de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne, mais également le conflit en Libye et la répression en Syrie ont ainsi été les sujets phares abordés entre Catherine Ashton, la chef de la diplomatie de l'UE et le roi de Jordanie Abdullah II, lundi 29 août. Peu de détails sont disponibles sur cette rencontre, mais un communiqué jordanien fait mention de « discussions qui ont porté sur les développements actuels auxquels assistent certains pays arabes et leurs répercussions sur la sécurité et la stabilité de la région », rapporte le journal Haaretz. La Libye et la Syrie étant certainement les deux dossiers les plus largement abordés. Pour le dernier jour de sa tournée au Proche-Orient, le Haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a tenu à réitérer l'importance des discussions entre les autorités israéliennes et palestiniennes en vue de parvenir à un accord qui garantirait une paix durable. Un appel d'autant plus important que les négociations de paix n'ont pas connu le moindre progrès depuis un an. (J.K.)