Bruxelles, 30/08/2011 (Agence Europe) - Autoriser l'identification électronique des bovins, c'est , selon la Commission européenne, un moyen de renforcer la sécurité des aliments et la santé animale dans l'UE et l'idée phare contenue dans une proposition de règlement adoptée mardi 30 août. La proposition de la Commission établit le cadre juridique qui, pour la première fois, vise à autoriser sans pour autant le rendre obligatoire, le recours à ce procédé, déjà utilisé dans plusieurs États membres par des opérateurs privés, principalement pour faciliter la gestion de leur exploitation. La Commission estime que son application à une plus large échelle renforcera le système actuel de traçabilité des bovins et des denrées alimentaires en rendant ce système plus rapide et plus précis.
Au-delà de cette innovation, la proposition de la Commission vise aussi à supprimer, dans la législation actuelle (règlement CE n° 1760/2000 établissant les principes d'un système d'identification et d'enregistrement des bovins et régissant l'étiquetage de la viande bovine et des produits à base de viande bovine), les dispositions concernant l'étiquetage facultatif de la viande bovine pour réduire les contraintes administratives inutiles.
Commentant cette proposition, John Dalli, commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs, explique: « Il s'agit d'un nouveau pas en avant vers une chaîne de production alimentaire plus sûre dans l'Union. Une fois appliquée, la proposition facilitera la notification des mouvements d'animaux en vue de leur saisie dans la base de données centrale. Nous pourrons ainsi remonter plus facilement et plus rapidement jusqu'aux animaux ou aux aliments infectés, ce qui nous permettra de réagir promptement et d'écarter toute menace pour la chaîne de production alimentaire ».
Parmi les autres avantages de l'identification électronique facultative des bovins, la Commission cite le renforcement de la protection des consommateurs, l'amélioration de la prévention et du contrôle des maladies et de la gestion des crises, une compétitivité accrue du secteur (via des contrôles facilités en matière d'identification et d'enregistrement, ou via l'optimisation des systèmes de gestion de la production et des reproducteurs), ainsi que de meilleurs débouchés commerciaux. Les établissements de transformation de la viande et les négociants de bovins devraient aussi être gagnants en ce que leurs coûts de main-d'œuvre s'en verront réduits.
Le principal objectif du règlement 1760/2000 était de rétablir la confiance des consommateurs après la crise de la vache folle en garantissant la transparence et la traçabilité complète des animaux et des produits fabriqués à partir de la viande bovine. La consultation des professionnels de la filière et de toutes les parties concernées a montré que, pour une grande majorité d'entre eux, le régime actuel de traçabilité et d'identification des bovins, qui a fait les preuves de son efficacité, pourrait être amélioré par la lecture électronique des données, laquelle réduirait le temps de traitement, les erreurs et les charges administratives.
L'option qui a la préférence des personnes consultées est l'introduction de l'identification électronique facultative car la mise en place obligatoire d'un tel système pourrait avoir des conséquences économiques préjudiciables à certains opérateurs. La parole est maintenant au Conseil et au Parlement européen. (A.N.)