Bruxelles, 27/07/2011 (Agence Europe) - La France réitère sa volonté d'organiser à l'automne une conférence des pays donateurs sur la Palestine. « La situation financière des Palestiniens nous semble préoccupante. C'est la raison pour laquelle nous avons proposé » la tenue d'une telle conférence, a dit mardi 26 juillet un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Salam Fayyad, a en effet tiré, mardi à Ramallah, la sonnette d'alarme. « Nous ne serons pas en mesure de payer les salaires des fonctionnaires au cours des prochains deux mois ».
La conférence, si elle était décidée, aurait lieu dans un contexte particulier où des menaces pèsent sur le processus de paix dans l'attente de l'Assemblée générale de l'ONU appelée à reconnaître formellement un nouvel État palestinien. « Il n'y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux États nations pour deux peuples. L'État nation d'Israël pour le peuple juif, l'État nation de Palestine pour le peuple palestinien », a affirmé le porte-parole français. « Ce qui nous importe actuellement, c'est la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Le statu quo n'est pas tenable et nous voulons éviter un télescopage diplomatique à l'Assemblée générale des Nations unies de septembre. Il faut reprendre les négociations sur les bases de paramètres équilibrés ».
Au cours des débats préliminaires de l'ONU de septembre, qui ont eu lieu le 26 juillet à New York, dans le cadre du Conseil de sécurité, Pedro Serrano, chef par intérim de la délégation de l'UE, a « appelé à la reprise des négociations directes entre les parties israélienne et palestinienne sur des accords concernant les frontières des deux États, sur des arrangements en matière de sécurité mutuelle, sur une solution juste à la question des réfugiés et sur le statut final de Jérusalem », selon un communiqué de l'ONU. (F.B.)