Bruxelles, 27/07/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a refusé mercredi 27 juillet de commenter le rejet la veille par la chambre des représentants italienne d'une loi visant à sanctionner les actions et propos homophobes, invoquant le fait qu'il s'agit « d'une législation nationale » sur laquelle elle n'a rien à dire, a dit le porte-parole de la commissaire à la Justice Viviane Reding. Cette dernière a toutefois eu l'occasion « à de nombreuses reprises de dénoncer l'homophobie », a souhaité préciser le porte-parole. Et, comme l'a rappelé mercredi une autre porte-parole de la Commission, la lutte contre l'homophobie et les discriminations fondées sur cette base sont au cœur de l'action de la Commission et l'un des principes phares de la Charte des droits fondamentaux portée et défendue par Mme Reding. Mais la Commission ne peut réagir « que dans le contexte d'une loi européenne », ce qui n'est pas le cas de la loi italienne, souligne encore Matthew Newman.
Les députés italiens ont rejeté ce projet de loi pour la seconde fois, estimant que les gays et lesbiennes n'ont pas à être traités différemment des autres citoyens et ont déclenché la colère des associations. (S.P.)