Bruxelles, 21/04/2011 (Agence Europe) - Le fossé transatlantique sur les questions de protection des données « peut être comblé », a indiqué dans un communiqué le député allemand PPE Axel Voss, à l'issue de discussions avec des représentants américains à Washington, où s'est rendue une délégation de députés de la commission Libertés civiles du PE le 12 avril. « Nous estimons que les États-Unis sont prêts à conclure des accords avec l'UE sur les questions de protection des données » mais « nous devons rester fermes sur nos valeurs fondamentales », a dit Axel Voss. Indiquant par ailleurs, en ce qui concerne le programme TFTP/SWIFT: « Notre impression est que les autorités américaines ont procédé au traitement des données bancaires de façon responsable et en respect de l'esprit et des dispositions de l'accord de SWIFT ».
Alors que le sujet avait fait polémique début mars au PE, après la publication d'un rapport en demi-teintes de l'organe d'Europol chargé des questions de protection des données, M. Voss estime lui que les difficultés viennent davantage « d'un conflit de compétence entre la Commission européenne, Europol et le Parlement européen plutôt que de la manipulation des données par les États-Unis », a déclaré celui qui est aussi le rapporteur du PE sur la révision de la directive européenne relative à la protection des données.
Quant à la révision et aux négociations actuelles sur l'accord PNR UE/États-Unis, le député a cependant souligné que « si nous sommes d'accord sur la nécessité de telles données pour la lutte contre le terrorisme, il y a encore des divergences de vues sur les normes de protection des données », précisant que des discussions sont nécessaires entre les deux parties « sur la durée de stockage maximale des données des passagers aériens européens et sur les voies de recours » pour les citoyens européens. Axel Voss propose à cet effet que le PE, qui doit normalement voter sur le sujet en juillet, soit plus impliqué dans les discussions en cours entre la Commission et Washington. Comme le PE doit voter, dit-il, « il serait logique que nous proposions un ensemble de dispositions à la Commission européenne » dans la conduite de ses négociations. (S.P.)