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Bulletin Quotidien Europe N° 10218
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/otan

Le général Abrial a fait de la coopération entre l'ACT et l'AED une priorité

Bruxelles, 20/09/2010 (Agence Europe) - « La relation entre l'Union européenne et l'OTAN est largement insuffisante par rapport à ce qu'elle pourrait et devrait être », explique le commandant suprême allié transformation dans une interview qu'il nous a accordée à Marseille mardi 14 septembre. « Le secrétaire général (de l'OTAN) en a fait une de ses priorités », rappelle le général Stéphane Abrial qui poursuit: « J'en ai fait moi-même une priorité au sein de mon état-major. Mon interlocuteur principal au sein de l'Union européenne, c'est l'agence de défense du fait de nos mandats, je ne dirais pas identiques, mais tout de même très proches dans le domaine du développement capacitaire. Nous sommes contraints par le cadre institutionnel, qui lui-même l'est par les difficultés politiques entre les deux organisations. Mais au sein du cadre qui nous est fixé, il y a moyen d'évoluer et de repousser un petit peu les murs, de repousser un peu l'enveloppe, comme disent les aviateurs ». Dans ces conditions, la coopération doit être informelle et il n'est pas possible d'échanger de documents classifiés. « Mon objectif est de faire avancer autant que faire se peut à l'intérieur de ce cadre des sujets très pratiques pour que le jour où une solution politique sera trouvée nous puissions tout de suite faire avancer de manière officielle, institutionnelle, les relations entre les deux organisations », explique le général Abrial en évoquant divers projets sur lesquels le commandement allié transformation à Norfolk (Virgine) et l'agence européenne de défense travaillent déjà: - la lutte contre les mines improvisées ; - le soutien médical en opération ; - l'utilisation des réseaux, avec des cours communs ; - l'analyse du renseignement dans le domaine de la lutte contre les menaces chimiques, bactériologiques, radiologiques et nucléaires ; - la logistique multinationale ; - les processus de planification de défense.

Interrogé sur l'utilité potentielle de la coopération structurée permanente et de la politique européenne des capacités et de l'armement (deux nouveaux instruments introduits par le Traité de Lisbonne) pour la transformation des forces au service de l'UE et de l'OTAN, le général Abrial répond: « Je pense que forcément ces politiques quand elles auront été mises en œuvre auront un impact sur le développement capacitaire des pays membres de l'Union. Je ne me prononcerai pas sur la manière dont elles doivent être mises en œuvre ni sur l'impact qu'elles auront sur la politique commune de sécurité et de défense. En revanche, ce dont je suis certain, c'est qu'elles ne pourront pas ne pas avoir un impact sur la manière dont les nations travailleront individuellement et donc sur le développement capacitaire vu de ma place. C'est pour cela que je n'ai pas encore de réponse définitive à vous donner. Et j'attends que les présidences belge et suivantes (…) fassent avancer ce dossier. Mais j'ai déjà lancé mon état-major sur une analyse de ce que pourraient être les conséquences et la manière dont nous, commandement transformation allié, serons impactés par la mise en œuvre de ces dispositions. »

Le texte intégral de cet entretien a été publié dans notre publication spécialisée Europe Diplomatie & Défense. (O.J.)

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