Bruxelles, 20/09/2010 (Agence Europe) - À l'invitation du ministre-président de Rhénanie-Palatinat, Kurt Beck, et de son ministre de l'Économie vitivinicole, Hendrik Hering, s'est tenu, jeudi 16 septembre, le 2ème sommet vitivinicole de Mayence en présence de nombreux représentants politiques et professionnels de régions viticoles européennes (d'Allemagne, de France, d'Espagne, d'Italie, de République tchèque, de Roumanie et d'Autriche), la plupart membres actifs de l'AREV (Assemblée des régions européennes viticoles), de députés européens, d'universitaires et de viticulteurs.
Lors des débats qui ont essentiellement porté sur la mise en œuvre de la réforme du secteur du vin et ses incidences à court et à moyen terme sur les hommes, les entreprises et les régions, les participants furent unanimes à considérer que si quelques-unes des mesures sont à saluer, comme l'instauration d'enveloppes financières nationales, permettant une gestion plus subsidiaire des filières, ou la promotion sur le marché extérieur, « les conditions des exploitations ne se sont pas améliorées », explique un communiqué de presse de l'AREV. Malgré les importantes mesures d'arrachage, « l'équilibre du marché n'est pas atteint alors que le point le plus controversé de la réforme, la libéralisation totale des droits de plantation à partir de 2015, ne pourra qu'intervenir de façon aggravante ».
En outre, certaines sources prétendent que la Commission européenne projetait de réduire de quelque 200 millions d'euros le budget du secteur viticole, ce qui a suscité l'indignation des milieux professionnels. Ceux-ci ont préconisé, notamment, le maintien du régime des droits de plantation. « La vocation et la dimension, par excellence régionales, de la viticulture engagent naturellement les régions viticoles à se mobiliser pour amender en profondeur, à la faveur du rapport d'étape de 2012, la réforme imposée par l'ancienne commissaire à l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, sans aucune prise en compte de l'avis des régions ». (L.C.)