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Bulletin Quotidien Europe N° 10212
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/politique maritime

La Commission propose d'instituer un réseau intégré sur la connaissance du milieu marin

Bruxelles, 10/09/2010 (Agence Europe) - Réduire les coûts opérationnels et les retards pour les utilisateurs de données marines, offrir un accès plus large à des données marines de qualité et améliorer la fiabilité des connaissances relatives aux mers et aux océans: tels sont les objectifs qui figurent dans la communication de la Commission européenne, adoptée mercredi 8 septembre, sur la « connaissance du milieu marin 2020 ».

La production de connaissances marines débute par l'observation des mers et des océans. Les connaissances peuvent être ensuite exploitées pour produire une croissance intelligente et durable, pour évaluer l'état de santé des écosystèmes marins ou pour protéger les communautés côtières. Cette communication porte essentiellement sur les deux premières phases du processus, à savoir la collecte et la compilation des données. Pour des raisons de subsidiarité, la collecte des données relève principalement de la responsabilité des États membres. « L'UE pourrait conférer une valeur ajoutée à la phase de compilation des données en raison de la nécessité d'assurer la cohérence entre les États membres et entre les différentes communautés d'utilisateurs », lit-on dans la communication.

La Commission propose de créer un réseau intégré pour remplacer le système fragmenté d'observation marine utilisé actuellement et, d'après une estimation prudente, les bénéfices liés à la création d'un tel réseau intégré pourraient se chiffrer à 300 millions d'euros par an.

La Commission propose une série d'améliorations des instruments existants: - elle adoptera les mesures nécessaires pour garantir que les données issues de programmes de développement régional et de recherche marine et maritime financés par l'UE soient davantage disponibles pour pouvoir être réutilisées ; - faisant suite à la recommandation de l'UE relative à la gestion intégrée des zones côtières, la Commission examinera quelles sont les autres mesures nécessaires pour promouvoir des systèmes d'informations côtières ; - les démonstrations de services marins GMES (surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité) seront financés dans le cadre du volet du septième programme-cadre consacré à l'espace jusqu'en 2014. Des options de suivi sont envisagées ; - à court terme, la Commission s'assurera que les nouvelles règles en matière d'accès aux données sur la pêche sont pleinement appliquées par les États membres. À moyen et long termes, elle étudiera des moyens d'élargir le champ d'application pour l'accès aux données ; - afin d'optimaliser l'utilisation des ressources, WISE-Marine (volet milieu marin du SEIS, système de partage d'informations sur l'environnement) et EMODnet seront associés dans le contexte de la mise en œuvre de la directive-cadre « stratégie pour le milieu marin ». La mise en place de WISE-Marine, prévue pour mi-2012, permettra la collecte et la visualisation des données des États membres relatives au milieu marin et aux activités humaines ; - la Commission a l'intention de lancer une nouvelle série d'actions visant à améliorer la couverture des données, la résolution et la gamme de paramètres compilés.

Vers une architecture opérationnelle des données marines. Afin de parvenir à la réalisation d'une telle infrastructure, la Commission propose ce qui suit: - le gouvernement ne doit pas détenir la responsabilité exclusive de la connaissance ; l'industrie européenne devrait consacrer les ressources adéquates pour garantir la sauvegarde des connaissances et, lorsque celles-ci n'ont plus de valeur commerciale, leur diffusion plus large ; - la Commission encouragera la communication entre les centres nationaux de données grâce à des discussions régulières au sein de ses groupes d'experts sur les données et observations marines ; - afin de garantir une perspective intégrée des besoins en matière de surveillance, la Commission examinera la manière dont un poste de contrôle d'un bassin maritime pourrait fonctionner en élaborant des projets pilotes pour la période 2011-2013; - la Commission continuera de définir les priorités en matière de compilation des données dans ur-EMODnet, par les postes de contrôle des bassins maritimes et par ses propres experts, mais développera, durant la période 2011-2013, une proposition pour une gouvernance plus permanente ; - la Commission mettra en place un prototype de secrétariat qui gérera le processus ur-EMODnet.

L'amélioration de la connaissance des mers et des océans, qui occupent 71 % de la surface de notre planète, est l'un des trois instruments transversaux prévus par la politique maritime intégrée de l'UE. La connaissance du milieu marin peut également contribuer à une meilleure planification spatiale et à une surveillance maritime intégrée. « Il est impossible de prévoir l'ampleur des mutations que subiront les systèmes océaniques, leur incidence sur l'activité humaine et les répercussions de ces changements des comportements humains sur les océans si l'on ne comprend pas la manière dont le système fonctionne aujourd'hui et a fonctionné par le passé », rappelle la Commission. La connaissance est nécessaire à la réalisation d'un bon état écologique des eaux marines, conformément à la directive-cadre « stratégie pour le milieu marin ». (L.C.)

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