Bruxelles, 21/04/2010 (Agence Europe) - Le COREPER a poursuivi mercredi, 21 avril, les discussions sur la proposition de Catherine Ashton relative à la structure et au fonctionnement du futur service européen pour l'action extérieure (SEAE). « Les travaux progressent dans la bonne direction, nous sommes proches d'un accord », expliquent des sources proches de la Haute représentante. Il semble cependant improbable que les ministres des Affaires étrangères, qui se réuniront lundi 26 avril à Luxembourg, puissent déjà parvenir à un accord politique sur le projet de décision sur lequel le PE doit encore donner son avis. La proposition de Mme Ashton a été légèrement modifiée ces derniers jours pour satisfaire aux demandes des États membres et du PE, notamment en ce qui concerne la gestion du service: au lieu d'une structure pyramidale chapeautée par un seul secrétaire général, l'on s'oriente désormais vers un « triumvirat » de trois secrétaires généraux. Il n'en demeure pas moins que le PE n'est toujours pas content et qu'il menace même d'utiliser son pouvoir de codécision sur les volets « budget » et « personnel » pour bloquer tout le dossier. Les présidents des trois principaux groupes politiques, Joseph Daul (PPE), Martin Schulz (S&D) et Guy Verhofstadt (ADLE), ont affirmé mercredi qu'ils s'opposeront « à la tentative d'inter-gouvernementalisme qui pèse sur la création du service ». Le projet d'accord discuté au COREPER « ne reflète pas l'intérêt communautaire (…) mais au contraire consacre le retour à l'inter-gouvernementalisme », disent-ils. Le PE restera « ferme » pour défendre la méthode communautaire. « Le PE est déterminé à employer tous les moyens que lui concède la codécision ». (H.B.)