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Bulletin Quotidien Europe N° 10123
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/commission

Le président Barroso répond sur l'aide à la Grèce, l'espace aérien et l'emploi

Bruxelles, 21/04/2010 (Agence Europe) - Dans le cadre de la procédure récemment introduite de l'heure des questions, le président de la Commission européenne, Manuel Barroso, a répondu notamment à des questions sur:

La clause « no bail out » de la Grèce. Répondant à Martin Schulz (S&D, allemand), le président Barroso a précisé que l'aide à Grèce ne constitue pas un « bail out » (ou renflouement), qui est interdit par le Traité de Lisbonne, mais une « coordination des prêts ». Et il s'est demandé en passant pourquoi il est si difficile d'obtenir pour la Grèce ce qu'on a pu faire pour la Lettonie, la Hongrie ou la Roumanie. Le traité, a précisé à son tour le président du groupe ADLE, le Belge Guy Verhofstadt, dit qu'on ne peut pas obliger un état à « reprendre ses dettes », et non pas qu'il faut le lui interdire. Que pense M. Barroso d'une sorte de FMI européen, a demandé M. Verhofstadt: l'idée de créer une nouvelle institution n'a pas reçu un accueil favorable, a répliqué ce dernier. La position du gouvernement allemand ayant été évoquée par Martin Schulz, M. Barroso s'est exclamé: « Si vous avez une question pour Angela Merkel, posez-la à Angela Merkel ! » Pourquoi vous ne nous dites pas tout simplement qu'on devrait demander à l'Allemagne de prêter au taux auquel elle va emprunter, c'est-à dire 3%, s'est interrogé alors le président des Verts, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit. Qui proteste également parce que la Commission n'a pas impliqué le Parlement dans les négociations ACTA sur la piraterie. « Vous risquez de vous trouver dans une situation semblable à celle de SWIFT », a-t-il mis en garde. J'ai le plus grand respect pour le Parlement, a répliqué M. Barroso, et le commissaire De Gucht a obtenu que l'on rende publics, demain même, les résultats de la négociation, négociation qui, a-t-il rappelé, avait été ouverte avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne.

Le Service d'action extérieure. Aux conservateurs européens qui craignent que la Commission monopolise ce service, M. Barroso a répondu: « Non, Non ! Elle devra mettre ensemble des compétences différentes, en travaillant main dans la main avec les États membres ».

L'Impact de la fermeture de l'espace aérien sur le secteur de l'aviation. Comment aider ce secteur, vu les lourdes pertes encourues ? Il existe un précédent, l'après 11 septembre, a rappelé M. Barroso, et nous en avons parlé au sein du collège. M. Barroso a par contre rejeté toutes les critiques contre l'absence de la Commission aux obsèques du président polonais: nous n'avons pas pu faire autrement, a-t-il dit, en rappelant d'ailleurs les nombreuses autres vies qui ont été perdues dans l'accident.

La Stratégie 2020, emploi et formation. Le président Barroso confirme qu'un des objectifs est précisément le renforcement de la formation professionnelle, qui peut être un élément de réduction du chômage, en particulier parmi les jeunes. Mais la stratégie 2020 mise aussi sur l'apprentissage tout au long de la vie ; ceci dit, il n'y a pas de « potion magique »… On parle d'augmenter l'âge de la retraite et en même temps de favoriser une certaine immigration ; n'y a-t-il pas de contradiction dans ces demandes, ne devrait-on pas offrir ces postes de travail aux jeunes ? Paradoxalement, malgré le niveau du chômage, a répliqué M. Barroso, il y a un million d'emplois vacants en Allemagne ; et autour de 500 000 au Royaume-Uni. Quid des « emplois verts » ? C'est la Commission qui a lancé le paquet « climat/énergie », et des emplois verts seront créés dans ce cadre. (L.G.)

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