Bruxelles, 09/11/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne et la Libye reprennent, mercredi 11 novembre à Bruxelles, leurs négociations pour un accord-cadre qui n'exclut pas à terme l'association, à l'instar des pays voisins du Maghreb et du Mashreq. La Libye est à ce jour l'unique pays du pourtour méditerranéen à n'avoir pas de liens contractuels avec l'UE.
Interrogé par les membres de la délégation du Parlement européen pour la coopération avec le Maghreb, Bernard Brunet, membre de l'équipe des négociateurs au sein de la Commission européenne, a estimé que les pourparlers progressent bien. Une mission technique est partie en octobre en Libye et serait parvenue, selon M. Brunet, à des éléments d'entente détaillés sur les aspects « migration » mais sans vouloir en révéler la teneur. L'UE se propose d'aider ce pays dans ses efforts vers son intégration dans le commerce mondial (à l'OMC notamment), a dit M. Brunet. Au plan de la coopération technique, l'UE finance des programmes d'appui aux hôpitaux de Benghazi (engagement pris en contrepartie de la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien) et elle propose d'engager son expérience dans la gestion des ressources hydrauliques.
Face aux députés, il a souligné que cet accord a un « enjeu stratégique ». Outre l'ouverture de son marché, la Libye serait, dit-il un partenaire régional crédible pour le règlement de nombreux conflits dans la région comme sur le continent africain (Mali/Touaregs, par exemple). Il appelle aussi à relever avec « intérêt, la volonté de changement, de structuration de l'économie et de libéralisation économique » manifestée par Tripoli. (F.B.)