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Bulletin Quotidien Europe N° 10014
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/inde

Les relations entre l'UE et l'Inde sont jugées « plus profondes et plus fortes »

Bruxelles, 06/11/2009 (Agence Europe) - « Les dirigeants sont satisfaits de la rapide progression des relations entre l'UE et l'Inde depuis le premier sommet qui s'est tenu en 2000, une relation qui est maintenant plus profonde et plus forte, et fondée sur un partenariat global, stratégique et mutuellement bénéfique », selon la déclaration conjointe entérinée vendredi 6 novembre à l'issue du 10ème sommet entre l'UE et l'Inde, qui s'est déroulé à New Delhi. Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, en sa qualité de président du Conseil de l'UE, ainsi que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont rencontré le Premier ministre indien Manmohan Singh.

« Les relations entre l'UE et l'Inde sont solides et se basent sur des valeurs communes, telles que la démocratie et la diversité. Et nous disposons d'un grand potentiel pour approfondir davantage ces relations », a déclaré Fredrik Reinfeldt, après le sommet qui a vu le climat dominer l'ordre du jour (voir autre nouvelle dans la rubrique Informations générales).

Afghanistan. Après avoir condamné sévèrement les attaques terroristes à Kaboul, l'UE et l'Inde ont exprimé leurs « sérieuses préoccupations » au sujet de la « détérioration continue » de la situation sécuritaire en Afghanistan et ont souligné que toutes les parties concernées doivent « continuer à lutter contre le terrorisme », selon la déclaration. « Ce qui se passe en Afghanistan a plus de répercussions sur l'Inde que sur tout autre pays, il est donc très important pour nous que des progrès soient réalisés. Nous apprécions les efforts déployés par la communauté internationale », a dit le Premier ministre Singh.

Iran. Les dirigeants des deux camps ont salué les discussions récentes entre la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Allemagne, l'UE et l'Iran, à propos du programme nucléaire iranien. UE et Inde soulignent la nécessité d'un dialogue « intensif et constructif » en vue de trouver une solution négociée sur la question du nucléaire iranien. L'Iran est appelée à respecter toutes ses obligations internationales.

Terrorisme. L'UE et l'Inde attendent avec impatience d'avancer dans les négociations entre Europol et les autorités indiennes en vue de conclure un accord devant renforcer la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. La coopération qui va être établie avec l'Inde concerne principalement l'échange d'informations.

Énergie nucléaire. Lors du sommet, un accord de coopération UE/Inde en matière de recherche sur l'énergie nucléaire a également été signé. L'accord concerne notamment l'échange d'informations et de données dans ce domaine ainsi que l'échange de chercheurs et d'experts dans le cadre de différentes activités de recherche. Ce texte est disponible (http: //http://www.se2009.eu/polopoly_fs/1.22337 !menu/standard/file/IN-EU%20Coop%20Agreement%20on%20FUSION%20energy%20research.pdf).

Crise économique. Comme prévu, Européens et Indiens ont promis de poursuivre les engagements pris lors du sommet du G20 de Pittsburgh pour répondre à la crise économique et remodeler l'architecture financière internationale. Les parties ont donc réitéré leur engagement à fournir une « réponse politique forte » à la crise pour assurer la reprise économique, à préparer une stratégie de sortie de crise internationalement coordonnée et à renforcer et réformer les systèmes de réglementation et de supervision financière. Dans ce contexte, les parties ont convenu d'approfondir leur dialogue sur les services financiers.

Cycle de Doha. Dans leur déclaration, Européens et Indiens réaffirment aussi leur engagement à résister au protectionnisme et soulignent « l'importance » de conclure, en 2010, les négociations commerciales multilatérales du round de Doha, via un accord « ambitieux » et « équilibré » qui réponde aux objectifs de développement du round. À cette fin, les parties se félicitent de l'impulsion donnée par la ministérielle de New Delhi, début septembre, et indiquent leur engagement à « trouver des solutions » promouvant la conclusion d'un accord, qui doit stimuler « significativement » les flux d'échanges agricoles, de produits industriels et de services et fournir des règles et procédures transparentes et simplifiées. Rappelant la nécessité de boucler un accord sur la base des progrès réalisés pour les modalités, Européens et Indiens exhortent les autres membres de l'OMC à signaler rapidement leurs revendications. « En l'absence de progrès dans ce calendrier, l'objectif de conclure le round en 2010 sera en péril », préviennent-ils.

Accord de libre-échange. Au niveau bilatéral, Européens et Indiens confirment leur « objectif partagé » de conclure un accord sur le commerce et l'investissement « ambitieux et équilibré ». Prenant note des progrès des négociations depuis 2007, les parties veulent poursuivre leurs discussions en vue de conclure l'accord « aussi rapidement que possible ». Rencontrant, en marge du sommet, la commissaire au Commerce, Catherine Ashton et la ministre suédoise du Commerce, Ewa Björling, le ministre indien du Commerce, Anand Sharma, a fait part à l'UE du refus de l'Inde de discuter, dans le cadre des négociations pour l'accord de libre-échange, de questions non commerciales concernant les droits de l'Homme ou le travail des enfants. « Nous sommes certains que ce sont des questions superflues. L'Inde a des législations fortes sur des questions comme le travail des enfants. Inclure ces questions serait contre-productif », a insisté M. Sharma, selon le Financial Express. Cette réunion a toutefois permis aux Européens et Indiens, selon le quotidien indien, d'aplanir leurs divergences sur les dossiers du régime indien de taxation des vins et spiritueux et de l'accès aux médicaments génériques. (L.C./E.H.)

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