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Bulletin Quotidien Europe N° 9996
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/syrie

Signature imminente de l'accord d'association

Bruxelles, 12/10/2009 (Agence Europe) - La signature de l'accord d'association UE-Syrie attendue depuis près de 5 ans (un premier paraphe a eu lieu en 2004 et un second fin décembre dernier) serait imminente, mais dans ce dossier, les certitudes ne sont jamais totales, tant il est lié à la conjoncture régionale. La perspective n'enchante d'ailleurs pas les Israéliens qui réagissent avec « consternation », selon des médias de ce pays. « Comment l'Union européenne peut-elle à ce point faire semblant d'ignorer ce qui se passe en Syrie, et quel jeu joue ce pays sur le plan international ? Il s'agit d'une manifestation de plus du double langage européen ! », déclare un responsable du ministère des Affaires étrangères cité par « Israël alley », un media électronique. « L'incompréhension en Israël est d'autant plus grande que ce rapprochement de l'Union européenne avec un pays comme la Syrie, considérée il y a peu encore comme un État terroriste, va de pair avec un refroidissement des relations avec d'Israël », écrit-il.

À Bruxelles, la conviction est cependant qu'il n'y a plus de risque de voir le dossier rebondir. La Syrie a reçu une aide conséquente pour alléger la charge que représente la masse de réfugiés irakiens. Des programmes d'appui aux réformes sont en cours et la BEI a engagé dans ce pays des programmes d'appui aux entreprises. Seul le cadre devant faire entrer la Syrie dans la politique d'association fait encore défaut et qui doit être simplement scellé par une cérémonie de signature avant le passage obligatoire par les ratifications du Parlement européen et des parlements nationaux (il s'agit d'un accord mixte).

Il a fallu attendre la levée des réserves successives françaises - à cause de l'affaire Hariri, du nom du Premier ministre libanais assassiné et dont le dossier est encore soumis aux juridictions internationales -, britanniques, sans compter quelques divergences d'approche de nature plus politiques que techniques. Elles avaient abouti chaque fois à retarder la signature formelle de l'accord jusqu'au sommet de Paris de juillet 2008, créant l'Union pour la Méditerranée au cours duquel la Syrie a été officiellement absoute. Une réserve supplémentaire est cependant apparue au cours de cette année, émise par les Pays-Bas sur des questions touchant aux Droits de l'Homme. Ce dernier écueil a été franchi la semaine dernière. Les représentants permanents de l'UE à Bruxelles ont constaté qu'il ne subsistait plus aucun obstacle pour formaliser le scellement de cet accord. Des contacts sont en cours avec Damas pour fixer une date pour la cérémonie de signature. La Présidence en exercice, suédoise, propose celle du 25 octobre en marge du Conseil Affaires étrangères au Luxembourg. (F.B.)

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