Bruxelles, 28/09/2009 (Agence Europe) - Les hauts fonctionnaires en charge du suivi du dialogue Euromed se réunissent, mardi 29 et mercredi 30 septembre à Bruxelles, pour un état des lieux dans la mise en place de l'Union pour la Méditerranée (UpM) et un examen du calendrier des différentes activités prévues à ce titre, notamment la convocation, en novembre, de la session ministérielle annuelle généralement organisée dans le pays assurant la présidence européenne. La Suède ne serait pas intéressée et soutient la candidature de la Turquie comme pays hôte. Les pays arabes n'étant pas aptes, en particulier dans la conjoncture actuelle de blocage du processus de paix, à accueillir une délégation israélienne si en plus elle était dirigée par Avigdor Lieberman. Le choix de la Turquie suscite quelques réserves de la part de Chypre qui soulève également ce sujet dans une discussion sur un autre point également en débat au cours de cette rencontre: les statuts du futur secrétariat de l'UpM. Les projets de statuts prévoient la création de six postes de secrétaires généraux adjoints concédés à Israël, à l'Autorité palestinienne, à la Grèce, à l'Italie, à Malte et à la Turquie. Chypre plaide pour un traitement égal et revendique d'être représentée au sein de la structure conjointe.
Les marchandages se poursuivent sur les mécanismes devant institutionnaliser l'UpM et certains observateurs relèvent que le Maghreb est totalement laissé à l'écart. Un pays de la Méditerranée orientale propose un candidat pour le poste de secrétaire général mais la sélection n'est pas encore finalisée. L'UE, en particulier, pourrait marquer une préférence pour une candidature d'un pays du Maghreb qui enrayerait la tendance à la désaffection constatée dans ces pays. D'autres notent que la liste ne semble pas non plus ouverte aux pays du Nord de l'Europe et ces remarques s'ajoutent à celles, déjà anciennes, qui font valoir que le choix - en particulier concernant Israël et la Palestine - contredit la décision initiale du Conseil ministériel conjoint de Marseille de ne créer qu'un secrétariat « léger » et surtout à caractère « technique », non politisé et dont les travaux seront axés seulement sur le suivi des projets communs. D'autres sujets sont encore en discussion, notamment la rémunération du staff commun. Pour la Commission européenne, il sera composé de personnels détachés payés par leurs administrations nationales.
Durant leur réunion de deux jours, les hauts fonctionnaires se réuniront en formation de conseil d'administration de la fondation culturelle Anna Lindt pour une session ordinaire destinée à l'examen des activités de cette structure conjointe dont le siège est à Alexandrie (Égypte). (F.B.)