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Bulletin Quotidien Europe N° 9986
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/climat

L'UE déçue par la maigre moisson du sommet de Pittsburgh

Bruxelles, 28/09/2009 (Agence Europe) - Objet de toutes les attentes, le sommet de Pittsburgh s'est achevé le week-end dernier sans avoir engrangé le moindre progrès sur la question du financement de la lutte mondiale contre le changement climatique - enjeu pourtant crucial des négociations climatiques onusiennes qui ont repris ce lundi à Bangkok. Pour l'Union européenne qui espérait voir progresser l'idée d'une mobilisation urgente de ressources financières de la part des pays industrialisés pour aider les pays en développement à relever le défi climatique de 2010 à 2012 avant que n'entre en vigueur l'accord mondial à conclure à Copenhague en décembre prochain (COP15, 7-18 décembre), c'est peu dire que le G20 de Pittsburgh a déçu. La déclaration finale évite soigneusement de parler gros sous et n'aborde la question du financement qu'en des termes très généraux.

Commentant ce piètre résultat, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a rappelé que pour réussir dans le long terme, la lutte contre la crise financière et économique mondiale ne peut faire l'impasse sur la lutte contre le changement climatique et sur l'achèvement du cycle de Doha à l'OMC. « Nous ne réussirons une reprise pleine et durable que si nous nous attaquons aussi au changement climatique et donnons un coup de fouet au commerce. C'est un test de crédibilité pour le G20. L'échec n'est pas une option. Je ne cache pas ma préoccupation face à la lenteur des progrès. Les négociations ne peuvent pas être un processus sans fin. Il est temps de se montrer sérieux, maintenant, pas plus tard », avertit M. Barroso dans un communiqué publié vendredi 25 septembre.

Dans leur déclaration finale, les dirigeants des 20 économies les plus riches au monde enfoncent les portes ouvertes. Ainsi, ils font allusion à l'objectif de maintenir la hausse de la température moyenne à la surface de la planète en dessous de 2° Celsius, auquel s'est rallié le Forum des Économies majeures de L'Aquila (en juillet dernier). Ils réaffirment « les objectifs, les dispositions et les principes de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCC), y compris le principe de responsabilités communes mais différenciées » et consignent leur volonté d'œuvrer à l'obtention d'un accord à Copenhague.

Cet accord « doit inclure l'atténuation, l'adaptation, la technologie et le financement », précisent-ils en donnant mandat aux ministres des Finances de leur soumettre, « une série d'options de financement possibles », lors de leur prochaine rencontre. Celle-ci pourrait avoir lieu avant la conférence de Copenhague, comme l'a proposé le président américain Barack Obama. (A.N.)

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