Bruxelles, 17/09/2009 (Agence Europe) - La Serbie devrait attendre avant de déposer sa demande d'adhésion à l'UE (annoncée par Belgrade pour la fin de l'année) jusqu'à ce que son accord intérimaire ASA soit en vigueur, a déclaré, jeudi 17 septembre, le commissaire à l'Élargissement, Olli Rehn. Cet accord intérimaire, qui doit anticiper le volet commercial de l'accord de stabilisation et d'association (ASA, signé mais pas encore ratifié), est toujours bloqué par les Pays-Bas qui reprochent aux autorités serbes de ne pas coopérer pleinement avec le Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY). À ce stade, rien n'indique que le gouvernement néerlandais pourrait revoir sa position à court terme. Face à cette impasse, le gouvernement serbe a décidé de commencer la mise en œuvre de l'accord intérimaire de manière unilatérale, mais ce geste, aussi louable qu'il soit, ne change rien au fait qu' « il faut que l'accord intérimaire soit d'abord en vigueur avant que le pays puisse faire le prochain pas qui est celui de poser sa candidature d'adhésion », a dit M. Rehn après une rencontre avec le vice-Premier ministre serbe, Bozidar Djelic. Ce dernier a souligné que son gouvernement coopérait déjà « pleinement » avec le TPIY et qu'il espérait le dégel de l'accord intérimaire avant la fin de l'année. MM. Rehn et Djelic ont aussi signé l'accord sur l'octroi, par l'UE, d'une aide budgétaire de 100 millions d'euros pour aider la Serbie à faire face à la crise économique (EUROPE n° 9953). (H.B.)