Bruxelles, 09/04/2009 (Agence Europe) - L'Union européenne a demandé, jeudi 9 avril, à la Moldavie de trouver une solution à la crise créée par les manifestations anti-communistes, grâce à « un dialogue pacifique » et dans « le respect de l'État de droit ». « La Présidence de l'UE appelle toutes les parties à démontrer leur ferme engagement pour les valeurs et les principes européens », lit-on dans la déclaration de la Présidence tchèque, au nom de l'UE. Elle demande notamment « un respect approprié de la liberté de la presse et de la liberté d'expression ».
Le président moldave Vladimir Voronine a accusé la Roumanie d'être derrière la flambée de violences qui ont embrasé la capitale Chisinau, où de jeunes manifestants expriment leur rejet de la victoire des communistes aux élections législatives de dimanche. M. Voronine a donné à l'ambassadeur de Roumanie à Chisinau 24 heures pour quitter le pays, et menacé de recourir à la force si les émeutes se poursuivaient.
D'après l'AFP, la Moldavie roumanophone, longtemps gouvernée par la Roumanie, puis reprise en 1944 par l'URSS jusqu'à l'indépendance en 1991, est l'un des six pays ex-soviétiques avec lesquels l'UE veut renforcer ses liens dans le cadre du « partenariat oriental » qui doit être officiellement lancé lors d'un sommet le 7 mai à Prague. Observateurs et analystes attribuent la flambée de violence aux tiraillements d'une population, partagée notamment entre des aspirations européennes, un héritage roumain et un ancrage politique à Moscou depuis 60 ans. (L.C.)