Bruxelles, 22/01/2009 (Agence Europe) - Parlant jeudi 22 janvier devant la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen (voir autre nouvelle ci-dessus), le vice-premier ministre tchèque chargé des Affaires européennes, Alexandr Vondra, a réitéré la volonté du gouvernement tchèque de ratifier le Traité de Lisbonne. Il a qualifié de « blague » la remarque faite la semaine dernière par le Premier ministre et président en exercice du Conseil européen, Mirek Topolanek, qui avait dit devant le PE à Strasbourg que le Traité de Lisbonne était « pire » que le Traité de Nice (EUROPE n° 9818). Il n'y a pas de doute que M. Topolanek et le gouvernement soutiennent le nouveau traité, a-t-il dit. En revanche, M. Vondra n'a pas voulu se prononcer sur le calendrier de ratification par le parlement tchèque. « La substance (du débat de ratification) est plus importante que le calendrier », a dit M.Vondra. Il a critiqué tous ceux (y compris au PE) qui voudraient faire pression sur Prague pour qu'elle accélère le processus. « Nous sommes un pays responsable et démocratique » qui a le droit d'organiser son travail parlementaire comme il le souhaite, a-t-il expliqué. Faire pression sur les autorités tchèques « n'est d'aucune aide », selon lui. M. Vondra a aussi confirmé que le Conseil européen de juin devra définir et approuver les « garanties juridiques » promises à l'Irlande en échange desquelles le gouvernement de Dublin devrait convoquer un nouveau référendum sur le Traité de Lisbonne. Il est prématuré de parler de la forme et du contenu exact de ces assurances, « mais une chose est claire: elles devront être acceptables pour tous », a-t-il dit. (H.B.)