Bruxelles, 15/01/2009 (Agence Europe) - Le Parlement européen salue et soutient le travail du Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies (CDH) qui a succédé en 2006 à la Commission des droits de l'Homme de l'ONU (en dépit de l'opposition des États-Unis et d'Israël) mais déplore que ce nouvel organe multilatéral n'ait pas encore permis de réaliser de progrès substantiels dans l'amélioration des droits de l'Homme dans le monde. Dans une résolution adoptée le 14 janvier à Strasbourg, les députés européens déplorent que le CDH ne soit pas intervenu dans bon nombre de crises mondiales des droits de l'Homme les plus urgentes. De nombreux pays membres du CDH s'opposent en effet à tout examen des situations spécifiques par pays par le biais de résolutions par pays, de sessions extraordinaires et de mandats de procédures spéciales par pays au motif que cela politiserait le CDH. Or, souligne le Parlement européen, l'autorité et la crédibilité du CDH dépendent justement de sa capacité de traiter efficacement des situations spécifiques dans des pays individuels qui bafouent les droits de l'Homme. Les députés mettent aussi en garde contre une division croissante du CDH en blocs régionaux. Cette « mentalité de bloc » compromet la capacité du CDH à réagir efficacement, impartialement et objectivement, disent-ils. L'UE a activement participé aux travaux du CDH en prenant des initiatives, par exemple sur le Darfour, la Birmanie ou la RDC. Le PE soutient l'approche de l'UE qui recherche une position commune au sein du CDH. Il déplore toutefois qu'elle reflète souvent le plus petit dénominateur commun, limitant ainsi la dynamique et le potentiel diplomatique des 27 vis-à-vis d'autres groupes régionaux. Le PE voudrait aussi que l'UE joue un rôle plus actif et offensif en présentant des résolutions sur des situations par pays, malgré l'opposition de certains pays. (H.B.)