Bruxelles, 21/10/2008 (Agence Europe) - Le Parlement européen a donné, mardi 21 octobre, son feu vert au nouveau programme Erasmus Mundus (2009-2013), en adoptant en première lecture et à une large majorité le rapport de Marielle de Sarnez (ALDE, française) (623 voix pour, 56 contre et 3 abstentions). En acceptant le budget de 950 millions d'euros revu à la hausse par la Commission européenne par rapport au programme précédent (230 millions d'euros), le Parlement donne au nouveau programme de coopération et de mobilité des étudiants les outils nécessaires pour faire de l'Europe un véritable centre d'excellence universitaire. Le compromis négocié avec le Conseil des ministres de l'UE préconise en particulier un accès plus facile au programme, une répartition plus équitable des étudiants de pays tiers et des procédures simplifiées d'obtention de visas.
« C'est un bon programme et, considérant la période difficile que nous traversons, il donne une image positive de l'Europe dans le reste du monde », a déclaré Mme de Sarnez lors du débat, en soulignant par ailleurs l'importance d'assurer une participation équilibrée entre hommes et femmes et entre pays d'origine des étudiants. À l'heure actuelle, une majorité des étudiants sont en effet originaires d'Asie et de plus grands efforts devront être fournis pour que des étudiants originaires d'autres continents participent au programme, a-t-elle précisé. Le texte de compromis met l'accent sur l'excellence universitaire pour attirer les meilleurs étudiants. Afin de faciliter les échanges, les députés invitent les États membres à simplifier les procédures d'obtention de visas pour les bénéficiaires du programme. L'apprentissage des langues devra, par ailleurs, figurer en tête des priorités afin de permettre une meilleure intégration des étudiants. Pour ce faire, les programmes devront prévoir la pratique d'au moins deux langues européennes et proposer une préparation linguistique. Les droits d'inscription, qui varient d'un État membre à l'autre, devront être adaptés afin de n'exclure aucune université et le montant des bourses seront plus élevés pour les étudiants en master et les doctorants de pays tiers que pour les européens, estiment encore les députés. Par rapport à la première mouture, Erasmus Mundus II prévoit des programmes de doctorat communs, un nombre accru de bourses pour les étudiants et une intensification de la coopération avec les établissements d'enseignement supérieur des pays tiers. Le commissaire responsable de l'éducation et de la formation, Jan Figel, s'est réjoui du vote du Parlement: « Avec un budget significativement plus important de 950 millions d'euros, nous serons en mesure de répondre à la demande croissante pour ce programme à succès », a-t-il notamment souligné. (I.L.)