Bruxelles, 15/09/2008 (Agence Europe) - La chute des places boursières européennes et mondiales, consécutive à l'annonce de la mise en faillite de la quatrième banque d'investissement américaine, Lehman Brothers, a incité la Banque centrale européenne (BCE) à agir. Lundi 15 septembre, celle-ci a en effet décidé d'injecter 30 milliards d'euros sur les marchés monétaires, alors que 51 établissements avaient soumis des offres pour un montant global supérieur à 90 milliards d'euros. La Bank of England a mis sur le marché environ 6,4 milliards d'euros et la Banque nationale suisse a elle aussi fourni des liquidités à des taux avantageux, sans toutefois en préciser le montant.
La BCE « continue de surveiller de près les conditions du marché des changes dans la zone euro », a-t-elle indiqué dans un bref communiqué. « La Commission et le Commissaire Joaquin Almunia suivent la situation attentivement et pensent que la coordination entre banques centrales, régulateurs et secteur privé sera de qualité », s'est contenté d'indiquer un porte-parole de la Commission européenne. Pour le ministère allemand des Finances, les liens des banques allemandes avec Lehman Brothers sont « maîtrisables et peuvent être traités ». L'exposition des banques françaises serait également « gérable ».
La tension sur les marchés était néanmoins palpable. Aux déboires de Lehman Brothers s'ajoutent en effet ceux de Merrill Lynch, une autre banque dont la situation s'est considérablement détériorée depuis le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires et qui a été racheté lundi par la Bank of America. Dans ce contexte, le dollar a commencé par reculer face à l'euro et les cours du pétrole se sont repliés de plus de six dollars dans la journée, évoluant autour de 95 dollars le baril. (A.B.)