Bruxelles, 11/09/2008 (Agence Europe) - Le Premier ministre polonais a confirmé son intention d'adopter l'euro en 2011. Il y a un an, lors de son arrivée à la tête du gouvernement, M. Tusk avait annoncé qu'il souhaitait adhérer à la zone euro le plus vite possible, mais pas avant cette date (EUROPE n° 9566). « Nous pouvons dire aujourd'hui en toute responsabilité que notre objectif c'est l'an 2011 », a-t-il déclaré à la presse mercredi 10 septembre. « Ce sera difficile, mais réalisable », a-t-il ajouté lors d'un forum économique international à Krynica, dans le sud de la Pologne. Varsovie espère respecter les critères budgétaires de Maastricht dans les années 2008-2010 (avec un déficit de 2% selon le projet de budget 2009), ainsi que ceux de l'inflation et des taux d'intérêt à long terme. Par ailleurs, la Pologne devra aussi intégrer le Mécanisme de change II (ERM II selon l'acronyme anglais) pendant un minimum de deux années consécutives. Au cours de cette période, le zloty pourra fluctuer de plus ou moins 15% autour d'un taux pivot défini par rapport à l'euro.
Parmi les pays qui n'ont pas adopté la monnaie unique, seuls le Danemark et le Royaume-Uni bénéficient d'un « opt out ». Les autres sont tenus de rejoindre la zone euro dès qu'ils remplissent les critères. Depuis l'échec d'un référendum sur le sujet en 2003, la Suède évite de se prononcer. Trois pays issus des deux derniers élargissements sont quant à eux déjà membres de la zone euro (Slovénie, Chypre et Malte) et la Slovaquie s'apprête à la rejoindre au 1er janvier prochain. La Lettonie, la République tchèque, la Hongrie, la Bulgarie n'ont toujours pas décidé d'une date pour leur entrée dans la zone euro. L'Estonie, la Lituanie non plus, même si les deux pays souhaitent adopter la monnaie unique le plus tôt possible (vraisemblablement en 2011 au plus tôt dans le cas de Tallinn et après 2010 pour Vilnius). La Roumanie en revanche s'est fixé 2014 comme objectif. (A.B.)