Bruxelles, 09/09/2008 (Agence Europe) - Comme nous l'avons vu hier (EUROPE n° 9735), l'UE, en quête de nouvelles sources et routes d'approvisionnement énergétique, lorgne désormais vers l'Afrique. Le partenariat énergétique UE/Afrique adopté lundi 8 septembre à Addis-Abeba par la Commission européenne et l'Union africaine promeut l'électrification du continent africain et le renforcement des interconnexions entre les deux continents, au bénéfice de leurs populations. Il prévoit également l'élaboration et la mise en œuvre d'une feuille de route pour la coopération euro-africaine dans le domaine des renouvelables. Première étape dans la mise en œuvre de la stratégie UE/Afrique adoptée par les dirigeants des deux continents en décembre 2007 à Lisbonne, ce partenariat doit contribuer à la fois au renforcement de la sécurité énergétique de l'Afrique et de l'UE, qui veut se libérer de sa dépendance énergétique à la Russie. Les Vingt-sept ont notamment des vues sur les importantes réserves en hydrocarbures du Nigeria, qui exporte plus de 20% de son pétrole et 80% de son gaz vers le marché communautaire. Reliant l'Algérie et le Nigeria à l'Europe via le Niger, le futur gazoduc Transsaharien (TSGP) pourrait alimenter l'UE en gaz nigérian (EUROPE n° 9464). Le TSGP devait être au centre des discussions, mardi 9 septembre à Ajuba, entre le président nigérian Umaru Yar'Adua et le commissaire à l'Énergie Andris Piebalgs, qui a plusieurs fois apporté son soutien au projet. (E.H.)